03 novembre 2007
Gory Gotham
Mercredi dernier c'était Halloween, la fête du scary.
- Halloween, ses pumpkins.
Alors au départ, on avait CA:
Tu peux te marrer, la grosse, elle fait 10 kg. Enfin c'est pas moi qui l'ai portée. Mais bon quand même.
(Ensuite, on notera la collision entre 2 pumpkins, tout chou le détail)
(
)
Bref. A partir de ce matériau de départ, on a fait CA:
Si tu veux en savoir plus, tu checkes CE SITE.
Scary, nan?
- Halloween, ses costumes...
Evidemment, je pouvais pas me déguiser.
Déjà, parce que les filles, ça se déguise comme CA:
Et puis parce que sinon, y a le fait que dans la rue, quand t'es accompagné de CA, im-pos-sible de rivaliser, man:

OK, là, on s'est éloigné du scare qui nous unit. Mais en fait non.
- Halloween, le freak-out
Déjà, ça commence par le fait que le dedans d'une pumpkin, ça a cette gueule:
C'est moche.
Puis que les gens dans la rue, ils se déguisent pour reproduire CA, dans la parade de West Village :
25 octobre 2007
Hier j'étais à Albany
Mouais bon, les enfants, je reviens ici pour raconter ma life, parce qu'envoyer des mails personnalisés c'est looooong...
Je viens de planter presque 1h de boulot (ça m'a fait plaisir, hein) alors que le gonze à côté m'imagine trop sérieuse.
C'est tout simplement pas possible.
Alors pour ceux qui ont raté l'épisode en streaming payant sur même pas TF1, jsuis à NY.
Et hier, je fus à AlbaNY. Et c'était bien.
Pour ceux qui ont raté l'épisode non payant, non privé, Albany, j'en disais que c'était "horrible" (sic)
Bah là, nan.
- Petit 1, les gens étaient sympa. Et drôles. Cette
fois-ci, la ville m'a moins semblé peuplée de mongoliens. C'est-à-dire
que l'univers des gens me trouvant très belle, je les ai du même coup
trouvés normaux et sympathiques. Logique.
Vu sur Hamilton St., un homme, de facture
afro-américaine, marchant de l'autre côté de la rue : "HEY YOU!!" "Huh"
(ça c'était moià) "You, you're definitely a HOTTIE! You absolutely
deserve the word!!!
Je vous dis, les gens sont sympas à Albany. Pas
parce qu'ils me disent que je suis bonnasse, mais parce qu'ils sont
rigolos, quoi.
- Petit 2, tu l'auras compris, à Albany, j'avais un modjo de taré. Je ne sais toujours pas où le situer, quelque part entre les bottes (modjo de l'an passé sur Tomkins Square Park) et l'anorak new. Ca m'arrange de penser que ma nouvelle veste d'hiver est pourvoyeuse de modjo ceci dit. Autant le dire tout de suite, le modjo, c'était pas ma grâce naturelle, si tu prends en compte le fait que je me suis avalé 300 bornes de Greyhound, et que je me suis levée à 5h30 pour ça. Si t'ajoutes que j'ai dormi pas avant 2h30, ça me fait pas plus de 3 heures de sommeil (j'ai fait spé Maths en Terminale).
- Bref, des gens sympas, le modjo, tu vois qu'Albany, ça m'a déjà paru un peu moins naze. En fait, et c'est mon petit 3, je pense sincèrement que la bizarrerie d'Albany, c'est pas parce que les gens sont mongoliens, c'est qu'ils viennent d'ailleurs. Y a une soucoupe volante sur la ville, et ça, je pense que c'est un signe.
'The Egg', ladite soucoupe volante, donc
Note cependant, qu'il y a le meilleur resto mex que j'ai vu de ma life (ouais peut-être parce que je suis pas allée au Mesquick). Les mecs venaient de la région de Oaxaca. Et ça claquait plus que le petit déjeuner McDo pris à l'arrache dans le Cultural Educational Center, la dernière fois. Genre tu vois, tu passes de la ville qui met un MacDalle dans son centre culturel à la ville qui a du goût culinaire de première qualité.
Bon, malgré tout c'est toujours pas une ville à vivre (merde, y a une soucoupe volante qui a fait disparaître le CBD, ça fait un tout petit peu peur), mais 2 mois là-bas, ça me donne déjà moins envie de connaître une fin à la Joy Division, tu vois...
Ca c'est pour que t'aies une vue d'ensemble
Et ça, c'est pour faire genre c'est une ville à vivre où les habitants sont patriotes et fêtent l'Halloween...
(et je te le dis tout de suite, j'ai pas mon cable pour transférer les photos, je les montrerai plus tard. Nan parce que tu veux voir les photos de la soucoupe volante - EDIT : Hep t'as vu, y a les photos maintenant!)
22 octobre 2007
He's lost control
L'an dernier, lors du concert de réunion de Take That, il s'agissait pour le boyband briton de rendre hommage au British Hall of Fame. Je passe sur leur Medley des Beatles, c'est mieux pour l'humanité (et pour leur dignité). En bons mancunians (habitants de Manchester, pour les anglophobes incultes qui nous lisent), ils se devaient de saluer Joy Division (là, au niveau de l'enchaînement, vous aurez compris que Joy Division était un groupe originaire de Manchester).
Lorsque que Mark Owen reprend Love Will Tear Us Apart, le scandale intervient : le mignon nabot mime un mec pendu. Car oui, Ian Curtis s'est pendu à 23 ans.
Pourtant, reprocher à un Briton de faire preuve de mauvais goût, c'est comme reprocher à un Péruvien d'écouter du reggaeton... Bref. En plus, ça dénote un certain humour qu'on n'attendait plus vraiment de la part de nos gendres idéaux préférés.
Curieusement, cette anecdote n'est pas présente dans le biopic sur Iain Curtis, Control. Il y a néanmoins pas mal d'autres choses coules qui font que, malgré tout, c'est un chic film. Tourné comme un clip du début des années 80, le noir et blanc esthétisant n'est pas agaçant ici, et c'est suffisamment surprenant pour mériter une remarque. Par ailleurs, c'est l'histoire d'un jeune mec, qui prend trop tôt des décisions qu'il regrette, qui est partagé entre 2 femmes, qui peu à peu sombre dans la maladie et la dépression... Et pourtant, non, c'est pas d'une "descente aux enfers" qu'il est question ici. C'est juste l'histoire d'un mec qui aime Bowie et qui comprend assez peu ce qui lui arrive.
Autant vous le dire, le héros meurt à la fin.
11 octobre 2007
La librairie en face de chez moi...
... elle a plein de bouquins qui parlent l'Affaire Jacques Mesrine. Ils sont tous en vitrine.
C'est donc une librairie spécialisée.
27 septembre 2007
Virtual I.D.
Tiens aujourd'hui je vais te parler de "la hype".
Bon, en gros, Facebook. Je crois que c'est assez hype. En fait non, j'en ai fait l'expérience ce soir : ça l'est.
Ouais j'ai un compte Facebook (comme tout le monde), depuis 6 mois (comme tout le monde) et je donne dans la sociabilité superficielle (comme tout le monde aussi). Mais bon, depuis que j'ai vu que mon frère y avait créé un compte, je reprends espoir sur l'avenir de la chose. Et de fait, Facebook, c'est assez marrant sur certains plans, mais c'est pas pour parler de ça que me prend l'envie de poster, faut pas déconner, non plus. Sur d'autres aspects, c'est plus borderline, si vous me passez l'expression. Tiens, d'ailleurs, je m'octroie ce droit d'employer des termes ridicules à tort et à travers, je commence en disant "la hype" et en parlant de Facebook, alors à ce compte là... En fait c'est un site très discriminatoire.
Première étape, si tu tombes dans la facilité ultime et que tu te trouves trop drôle quand tu dis "Fesses Book", c'est mort pour toi, vieux.
Deuxième étape, c'est quand-même mieux si tu tâtes un mini-bout en anglais. Plus classe, quoi.
La suite. Facebook est "un site communautaire de sociabilité et de mise en réseau". Le but est donc que les gens se connaissent et se reconnaissent entre eux, d'établir des liens. En voici la sainte trinité : interpersonnel, interaction, biographisation.
Ca passe par le contact interpersonnel : tu ajoutes des gens comme "amis". D'où, dans la belle langue de Shakespeare :
- to friend someone, v.t. ajouter qqn comme ami sur sa page Facebook. Exemple, en français : "mais lui, trop je veux pas le friender, nan mais t'as craqué, ou quoi? Au lycée je pouvais pas le blairer, je me rappelle même plus qui c'est, ce loser".
Eh ouais. C'est pour ça que je disais "la hype".
Bon. Tu friendes tes potes. Le summum, c'est quand tu as 160 potes et que tu décides d'isoler tes meilleurs potes dans l'affaire (les Top Friends) ou que tu exhibes la masse de gens qui t'aiment en les mettant en mosaïque ou en créant une toile autour de toi, illustrant l'étendue de ta personal web, si tu me passes toujours l'expression.
Au-delà de ça, l'idéal de sociabilité voulu par Facebook passe par certaines interactions : des groupes de discussions, parfois aux noms fort cocasses (personnellement, j'ai adhéré à "I check PerezHilton 88 times a day", "Last Action hero is one of the most underrated films ever" et "Hagelslag Appreciation Society").
Il y a aussi des applications, jeux et autres tests, d'un amusement variable, ce qui me permet un message personnel : NON JE VEUX PAS ETRE UN ZOMBIE, NON JE VEUX PAS ETRE UN VAMPIRE, NON JE VEUX PAS ETRE UN LOUP-GAROU ET NON JE VEUX PAS SAVOIR QUEL EST MON NOM DE STRIP-TEASEUSE.
Merci.
Enfin, dernière modalité de la sociabilisation, tu biographises.
Et c'est là que ça devient énorme. C'est la vraie magie du truc. Parce que, par exemple, sur Facebook, y a un stockage d'images illimité. Vachement plus pratique qu'un blog, pour ça.
Et bien sûr, tu peux restreindre, mais pour ce qui m'occupe, on s'en fout. Même si inutile de dire que si j'avais entendu parler de Facebook en décembre 2005, ce blog n'aurait jamais vu le jour. Bref.
En plus de mettre des photos, tu peux mettre un "tag" sur les gens présents. Le tag c'est dire que jimmy sur la photo est "Jimmy Lefranc", parce qu'il a un profil Facebook dont le lien est indiqué, que c'est ton pote, tu le connais, tu veux dire qui c'est. Ainsi :
- to tag, v.i. action consistant à tracer l'identité d'une personne sur Facebook. Exemple (toujours en français) : "Tu as été taggée par François" (Jean-Claude VanDamme).
Grâce à cet outil merveilleux qu'est le tag, sur Facebook, tu crées ou tu nies une identité. Mettons une photo. Sur cette photo se trouvent 3 personnes : nyfah, Nitouche, et un pote de pote, t'as pas fait gaffe, il s'est mis sur la photo. Une fois la photo sur Facebook, tu tagges : Nyfah (photos), Nastie Nitouche (photos). Et c'est tout. De fait il y a 3 personnes, mais seules 2 mériteraient d'être citées. Ou comment nier une identité. Dans le même esprit, on trouve des photos de couples où seule une personne est taggée. On a envie de demander : "Mais ça par exemple, c'est qui l'autre?" "C'est personne". Déjà qu'une rupture c'est difficile et vécu comme la perte d'un proche... là, c'est-à-dire qu'on ne perd personne, la personne n'a jamais existé.
A l'inverse, à force d'entendre parler de gens par tes amis, de les croiser sur le web, etc., tu n'as que des idées de personnes, somme toute très désincarnées. Et par Facebook, tu découvres d'un coup l'identité par le visage, parfois par le vrai nom de tous ces blogueurs que tu as pu croiser, ou tu mets enfin un visage sur ces noms que tu entends à longueur de journée, les amis d'école de tes potes, les exs de ton mec, les amis d'enfance. Tu reconstitues un puzzle. OK, faut avoir un côté nerd voyeur pour aimer ça.
Facebook, c'est tes fantasmes de démiurges enfin assouvis si tu le souhaites. C'est terrifiant voire assez scandaleux, mais la facilité avec laquelle on peut nier quelqu'un, ou tenter de définir son rapport à un autre en 3 mots a quelque chose de fascinant. Et par ailleurs, ça me rappelle assez les cours de sport où on devait former des équipes. Il y avait toujours ceux qui étaient pris en dernier et qu'on faisait semblant de pas voir, des fois même qu'on voyait pas du tout (moi, j'étais prise après les asthmatiques).
Le pire, c'est que cet aspect du phénomène mis de côté, c'est une interface très pratique et très distrayante.
Allez, pour contrebalancer, la prochaine fois, je parlerai d'un comic book assez chouettos.
Salut.
19 septembre 2007
King of Fire
A ma gauche, Johnny Cash, the man in black, une des personnalités les plus austères du rock'nroll hall of fame (même si c'était par ailleurs un alcoolique notoire): il a quand même écrit une chanson sur la fidélité dans le mariage.
A ma droite, Elvis, the King,
l'homme que l'on a rendu responsable des émois précoces de toutes les
adolescentes des années 50. Celui dont le déhanché est entré dans
l'histoire avant même le succès de Forrest Gump.
C'est marrant, je trouve pas vraiment d'accroche pour faire partager ça.
Je vais reprendre les termes de l'interprète, c'est plus simple...
Ce qu'on demande à un artiste pour entrer dans l'histoire, c'est de personnifier un courant culturel. Ce qu'on demande à un chanteur en 1959, c'est de personnifier le Rock'n Roll (ce que tente désespérément Johnny Halliday en France depuis environ 50 ans, malheureusement pour lui - et pour nous - sans succès). Mais le problème, lorsqu'on devient une icone, c'est d'être souvent imité, jamais égalé. On cherche la recette, les trucs en plus, quitte à sombrer dans la caricature. Et lorsque Johnny Cash s'amuse, avec succès, lui, à "imiter un chanteur de Rock qui imiterait Elvis", ce qu'il montre du doigt, c'est le point auquel le King en est venu à personnifier le Rock. Je crois qu'en fait, le message, c'est : be yourself, man.
Oh et puis merde, regardez, les amis, c'est marrant, c'est touchant, et ça met de bonne humeur.
A ma gauche, Johnny Cash chante Heartbreak Hotel, un des premiers succès du King.
A ma droite, Elvis chante Folsom Prison Blues et Walk the Line, les premiers succès de l'homme en noir.
12 septembre 2007
Is this Hip Hop?
Putain, n'empêche, t'as vu tous les trucs qu'y a sur un mur?? C'est ouf. Sans mots, presque toute une histoire. C'est plusieurs histoires ramassées en quelques images et en quelques dédicaces.
KRS 1 est un MC vieux comme le Bronx. Le premier artiste hip hop décoré par la ville de New York, il a même un parc à son nom. Un de ceux qu'on peut qualifier d'Old School, sans trop y risquer sa chemise. Un mural qui lui rend hommage, somme toute, pourquoi pas.
Le nom n'est pas isolé. Le MC est associé à plusieurs symboles. Le soundsystem radiocassette (la musique), les bombes aérosol (le graff), le danseur (le break), les baskets (le style). Et puis t'as le peace and love, associé au slogan "Love, Unity and Having Fun", qui donne son contenu éthique de non-violence au mouvement. En fait, ça rejoint le discours originel du hip hop, qui se
voulait beaucoup plus une éthique et un mode de vie style "paix sociale et non-violence", notamment à travers les figures d'Afrika Bambaataa et
de KRS one (ouais, un état d'esprit en somme, un peu comme le fonk chez
Alliance Ethnik... pardon, je m'égare).
Sous
des dehors, "on rend hommage à un artiste, on est des nice people", en fait c'est tout un
courant culturel qui est mis en valeur, mais en plus dans sa version un
peu old school, ou du moins inscrite dans la temporalité avec le mec
(KRS-one) et eux, les graffeurs, les Tats Cru, parce qu'ils sont sur la suite du mural. C'est un véritable récit du hip hop qui est fait ici, récit qui replace le mouvement dans sa durée (20 years etc., et le MC lui-même). En fait, ce mural, c'est un genre de définition. Car ce que le cadrage de la photo - artisanale - honte à l'artisan - mais bon, ça va pour cette fois - ne montre pas, c'est que juste en-dessous du soundsystem radiocassette est inscrit "THIS IS HIP HOP" en lettres orange.
Donc voilà, je tenais à partager cette vision du hip hop car elle est en fort décalage avec l'idée reçue d'aujourd'hui, violente et agressive, qui circule dans les milieux qui "écoutent de tout sauf du rap", alors qu'il en existe des discours concurrents, dès les débuts du mouvement, back in the eighties. Et parce que les éléments éthiques du premier hip hop c'est un truc assez fort, dans la lignée des premiers mouvements revendicatifs politiques. L'idée qui germe à New York était précisément de déplacer la guerre des gangs dans un affrontement artistique.
Avouez que c'est pas Kamel Ouali qui ferait des mises en scène de cette tenue... Avouez aussi que vous êtes complètement trop trop fan des chandails rose et vert.
Ceci étant, le problème de ce discours, c'est qu'il s'agit d'un récit du hip hop, tel que revendiqué par KRS one, mais aussi par Afrika Bambaataa : le hip hop comme culture (Mcing, Djing, Breaking...), les origines jamaïcaines (la block party), la dimension politique (en gros paix sociale et progressisme). Mais au-delà de ce récit des origines, d'autres aspects ont été mis de côté, parmi lesquels les influences disco (je cite mon informateur: "mais où sont les combinaisons dorées moulax à la connotation super gay?) et punk (genre les Beastie Boys) du hip hop, et il est impressionnant de voir à quel point ce récit des origines est désormais celui qui reste.
Le deuxième souci vient des auteurs de la fresque. En effet, et toujours d'après mes sources, la paix soit avec eux, le Tats Cru appartiennent au Crew de Fat Joe (sans doute parce que Joe est un peu bas de poitrine, je vous ai dit que le hip hop c'était vachement visuel?), et se veulent moins engagés et plus violents. D'un coup, l'alliance du Tats Cru et de KRS one surprend. Ca permet toujours de comprendre tout le jeu de symboles, genre ils mettent en scène autour du nom du gars SON discours à lui du hip hop, SON "this is hip hop". Quant à eux dans le mural, à part une revendication de durée et de newyorkité, les amis, j'vois pas...
Ceci étant, c'est peut-être cette même dimension consensuelle du hip hop qui permet à un mec comme 50 Cent de saluer la performance de Britney Spears aux Video Music Awards l'autre jour. Nan parce que sinon, je ne vois pas vraiment d'autre explication. Même Rihanna bitchait sur elle sans se planquer.
Hum, bref. Revenons aux auteurs du mural...

Allez, envoyez-vous en plein les mirettes, les cocos...
07 septembre 2007
Reloaded
Nouveau design
Nouvelle année
Nouveau blog.
Des fois (souvent) j'ai peur que des gens qui me lisent quand j'écris du pas trop mal (ce qui m'est plus arrivé depuis février, en fait, je pense) se piquent de lire mes archives. Mon blog, je l'ai fait dans l'esprit "je parle de moi", au départ. L'objectif affiché, c'était "Une est loin au pérou, Nyfah et Nitouche sont seules à Paris, moi, à Buc je me déplace peu, on maintient du lien à distance, on cherche pas les lecteurs". En fait derrière, y avait du "je veux montrer à la face du monde qu'on a des personnalités décalées et rigolotes, qu'on est barrées, et qu'on se marre" (nombrilisme intrinsèque à la création d'un blog) pour que nico regrette de m'avoir larguée sans même chercher à savoir qui j'étais plutôt que qui il voulait que je sois. Ensuite, c'est devenu "je m'emmerde chez moi toute seule, j'en ai marre de fréquenter que des normaliens qui s'écoutent parler et qui sont dépressifs, au secours, j'en peux plus". Alors j'ai voulu faire du networking. Le blog de Nina, à l'époque, y avait un chat, et je parlais avec les gens, de tout, de rien, c'était juste de la compagnie, c'était bien. Du coup, ce que je mettais sur le blog c'était raconter mes journées, parce que clairement, j'avais personne avec qui le faire. C'était un truc d'isolement extrême. Ca a l'air pathétique, mais ça m'a empêché de vraiment déprimer sévère l'an dernier. Puis au gré des rencontres que j'ai fait, j'ai adapté la chose. A un moment, si j'étais attirée par un mec, qui lisait le blog, moi (j'étais stupide, ça va c'est bon) j'écrivais pour lui donner envie de m'appeler, alors là encore, je parlais énormément de moi. Donc pendant 1 an et demi ça a été de la sociabilisation, mon truc, et mes amis, poliment, me disaient rien. Mais c'était chiant. A vrai dire, je m'en bats l'oeil, c'était bas de gamme, mais j'ai vécu des choses que certains n'auront jamais l'humilité nécessaire d'aborder, j'ai connu pas mal de gens, tous très différents, et à terme, je trouve que je me suis même fait des amis plutôt intéressants qui sont une bouffée d'oxygène dans mon quotidien de normalienne en thèse. Mais voilà. Depuis 8 mois, j'aimerais que ça soit autre chose, mais à cause de cette casserole que je traîne, je peux pas. Alors du coup, mon blog c'était plus un espace de conversation avec Nyfah et Nitouche (et d'autres) et c'était vraiment l'outil de communication poussé à l'extrême. Je sais pas, je vais peut-être essayer, cette année.
Plusieurs mois qu'il m'insupporte. Quand je relis mes archives, j'ai honte, parce que c'est vide. Surtout au début.
A compter d'aujourd'hui, 3 choses resteront.
- choses lues/vues
- métablog quand nécessaire.
- mes vacances parce que merde.
21 août 2007
I photoshopped my bike
Ayé j'ai un vélo. Un bien, un beau.
Je sais que j'enfonce une porte ouverte, mais aux Pays-Bas, si tu fais pas du vélo, t'es pas vraiment un homme.
Le vélo, ici, c'est le pouvoir. Sur les pistes, tu renverses les passants qui ont eu l'impertinence d'envahir ton espace. Aux intersections/feux/canaux étroits, les voitures te font la révérence et leurs conducteurs te laissent passer avec la plus grande des humilités. Le vélo c'est le droit de cité, ici, avoir un vélo, c'est comme obtenir une Green Card aux USA. Le tout est de savoir le manier. Il faut savoir foncer. Redémarrer aux feux sans s'emmêler comme une vieille loseuse (j'y suis pas encore, les pédales elles sont pas pareilles, quand-même. Foncer. En faire en robe et talons avec iPod sur les oreilles (LA classe ultime). Foncer. Savoir où mettre son sac à main, quand-même. Foncer. ne pas s'arrêter quand il y a un piéton qui marche sur la piste cyclable. Le monde est trop petit pour vous deux. Néanmoins, il faut savoir imiter le bruit du klaxon (oui, moi la sonnette est pétée). Foncer.
Bon, avoir un vélo, c'est le pouvoir, quoi. Mais quand même, y a un solex qui m'a dépassée aujourd'hui... J'ai trouvé ça déloyal, mais j'étais grrrrave jalouse. A côté de ça, mon vélo est de très loin le plus beau de la ville.
Pour mieux saisir les enjeux de la magie de cet objet, regardons ensemble des schémas explicatifs.
Tout d'abord, et c'est important de le préciser, il faut savoir que c'est un vélo que je qualifierais d'assez léger. Pas comme les Vélib' (pas bien le Vélib', trop lourd). On peut donc foncer. Mais, voyez plutôt, qui dit vélo léger dit "vélo à rétropédalage", aux Pays-Bas. Question d'habitude. Et qui dit vélo léger, dit aussi "brêle à moitié foutue" aux Pays-Bas. Ainsi, la loupiotte avant manque, et, même si on voit pas, là, en vrai, la roue, elle est voilée. Question d'habitude aussi.

La suite. En dehors de ça, il ne vous aura pas échappé que c'est un fort beau vélo.
- une selle en cuir véritable
- un vélo tout customisé à la bombe de peinture, mais genre partout partout. En regardant bien, on voit que même les rayons et les pédales sont peints en turquoise.
- pourquoi ces rayures jaunes? Le mystère reste entier.
Vous pensiez, et vous auriez pu avoir raison, qu'il s'agissait d'un vélo turquoise et jaune? Eh bien non!!!
Aussi je tiens à attirer votre attention sur la face B de l'objet :
Eh oui, le turquoise laisse place à un rose pâle des plus doucereux dans une transition tout à fait smooth. Et mon vélo a une tronche de malabar bi-goût, d'une certaine manière.
Voilà, les présentations sont faites.
Après, je sais qu'on pourrait me vanner...
Bref : je suis blanche et alors? L'essentiel, ici, c'est que ce vélo est un pur chef-d'oeuvre.
17 août 2007
"Rotterdam est une ville in progress"
Initiales VA, 14/08/2007.
La Hollande étant d'heureuse mémoire l'autre pays du fromage, c'est donc avec un Kaassoufflé sur l'estomac que je crée ce post (le Kaassoufflé s'achète à un distributeur de fast-food ultra mais alors uuuuultra cheap, c'est du fromage fondu pané, ça coûte 1,20€ et c'est tellement gras que l'auréole d'huile a qui se dessine sur la serviette de papier, elle a même tâché ma strippenkart). C'est aussi en regardant une émission de variété sur Ned1, où les chanteurs, ils disent "Dit is lievde", et les filles dans le public, elles chantent avec eux. Après ça, je défie quiconque, même Nicks, qu'a laissé un commentaire (gentil) l'autre jour, de dire que mes vacances sont glamorous.
Mais quand-même.
On m'avait dit "te pose pas trop de question tu verras, Rotterdam, c'est trop super".
Alors j'y suis allée. Et ouais, troooop c'est super, Rotterdam. Exemple :
Des maisons-cubes. On les appelle comme ça, parce que c'est des maisons, et qu'elles ont une forme de cube, en fait. Et c'est bien dedans. Sauf si on préfère avoir des murs droits (mais ce serait une idée assez saugrenue, je trouve).
Ca c'était juste pour illustrer cette fulgurance de moi : Rotterdam est une ville in progress. Nan parce que c'est pas fait exprès que tout soit en permanente reconstruction depuis 1945, mais c'est couillement comme ça, partout partout. Et si vous saviez pas comment on fait un immeuble tout en métal, merci qui? Merci moi. Eh oui.

Ca c'est le port avec derrière le Erasmusbrug. Ce qui veut dire Pont Erasme, vous aurez rétabli de vous-même. Car oui, Erasme était Rotterdamois de naissance, alors comme c'est une personnalité un peu coule, il a droit à un joli pont. Et oui, il y a un port à Rotterdam. Mais curieusement, les marins n'y chantent pas, alors du coup, ils ont demandé à des chanteurs de venir pour poser leurs mains par terre (pourquoi, on se le demande encore) :
Oui, bah hein, on a les satisfactions qu'on veut...
En vrai, j'en ai encore plein, des photos de Rotterdam, 72 pour être exacte, mais j'aurais peur d'être chiante, alors je m'arrête ici.


















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