06 décembre 2007
L'idée cadeau de la semaine
Des autocollants pour ordinateur. Ca a l'air con comme ça. Mais le résultat peut être saisissant.
Amis de la magie de Noël, bonsoir. Les autres cassez-vous, je vous hais.
- étape 1 : faites-vous offrir un MacBook. Cela nécessite d'avoir une connaissance qui a pas mal de pognon, c'est vrai. Mais de toute évidence, c'est une solution économique puisque ces autocollants vont mieux avec le noir ou le blanc qu'avec l'argenté. Vous avez donc déjà fait économiser à votre papa chéri/grand père mourant/banquier haineux la modique somme de 700 euros, différence moyenne entre un MacBook et un MacBook Pro.
- étape 2: demandez pour Noël un deuxième cadal, l'autocollant pour Mac, qu'on trouve sur le site de Cool Hunting. Cela nécessite d'avoir un ami qui connait Cool Hunting, c'est vrai. Mais bon, je peux pas être derrière vous tout le temps pour vous dire comment faire, non plus. Bon OK : appâtez le chaland avec une robe orange ras le sous marin et des bottes. Simple, efficace.
- étape 3 : au pied de votre sapin, jovialement, retrouvez votre esprit d'enfant qui collait des gommettes sur des pots de yaourt pour en faire des pots à crayon spécial fête des mères. Faites une sélection de couleurs, appliquez-vous, donnez libre cours à votre imagination et admirez le travail.
- étape 4 : allez vous pavaner dans un Starbucks ou un endroit WiFisant plus select. J'en ai fait l'expérience, c'est la classe ultime. Il est cependant déconseillé d'aller dans un parc en cette saison. C'est vrai qu'on remercie tous Bertrand d'avoir WiFisé les Buttes Chaumont et le Luco, mais de fait, l'humidité est nuisible à la durée de vie d'un MacBook. Et non, je n'en ai pas fait l'expérience, je ne suis pas stupide, voyons...
- étape 4 bis : comme vous êtes déjà dans la joie de vivre du Mac joli décoré et de l'esprit de Noël, assortissez votre bragging attitude d'un petit clip quand vous rédigez votre note pour votre super blog pas du tout délaissé.
Y a pas de quoi, bonne soirée.
19 novembre 2007
Facebook s'engage
Les personnes inscrites sur Facebook, le dernier réseau social à succès sur Internet, savent qu'il est possible de créer ou d'adhérer à un groupe pour exprimer ses opinions sur tout et n'importe quoi et rallier des partisans. Ces mêmes personnes ont pu constater, éventuellement avec dépit, l'énorme succès rencontré par les groupes "anti-grèves" sur le réseau. Facebook compte en effet :
- 17 594 inscrits sur le groupe "Les Français appellent le gouvernement à tenir bon contre les grèves",
- 8 402 "Contre la grève du 18 octobre",
- 3 747 "Contre la grève du 20 novembre" (notez la précision du calendrier ...),
et bien d'autres groupes similaires qui comptent de 1 à plusieurs milliers de membres.
Certains posent d'ailleurs la question : "Le facebookien est-il sarkosyste ?" (28 inscrits mènent l'enquête). Je vous rassure tout de suite, il y a de multiples groupes de gauche sur Facebook, aux visages divers, comme le fort sympathique "Pour la greve qui fait chier les cons de droite" (66 membres, pas de droite en tout cas).
Il est clair qu'en France aujourd'hui, il y a débat :
- "La grève c'est cool" : 4 inscrits.
- "La grève c'est nul" : 3 inscrits. Match nul (on va dire).
Le pays est profondément partagé. Il y a ceux pour qui la grève est l'occasion de déverser des flots de haine, une sorte de grand moment psychanalytique en quelque sorte : "J'emmerde la RATP, la SNCF et leur grève !" (1 444 inscrits, eeeh oui) ; "Ceux qui détestent la RATP, la SNCF, la CGT et autres syndicats" (136 inscrits) ; certains, d'ailleurs, paraissent bien assumer le côté "Je fais des amalgames et j'aime ça" : "Anti Greve SNCF, RATP, CGT... et le reste" (13 inscrits) ; le meilleur restant "Contre : la grève, les gauchistes, les pauvres, les marginaux, les artistes" (8 inscrits. Des gens délicieux).
Mais il y a aussi ceux qui, heureusement, savent sublimer leur colère : "Make love, not grève !" (47 inscrits).
Après, il y a aussi de nombreux groupes qui défendent les grèves et le droit de grève. Pour ne citer que les plus enthousiastes : "Vive la grève !" (149 inscrits)et "La grève, c'est chouette" (484 inscrits).
A l'occasion des grèves, certains révèlent leur côté obscur : "A quand l'exil et l'opprobre pour tous ces abrutis de grévistes" (10 inscrits) ; "Ordures de fonctionnaires en grève !" (92 inscrits) ; voire franchement très inquiétant : "Pour fusiller les cheminots et employés de la RATP au Père Lachaise" (461 membres !!!) ; "Mvmt pr la réquésition des métros & la séquéstration des cheminots le 18/10" (sic. 75 membres. Bon, on s'en fout, de toute façon le 18/10 c'est passé).
Du coup, certains Facebookiens s'interrogent ! : "Perplexe devant la nouvelle mode qui veut qu'on tue les gens faisant grève" (11 inscrits).
Il y a aussi des gens qui profitent des grèves pour montrer qu'ils ont un vraie vision d'avenir pour la France. Sarkozy peut aller se rhabiller : "Si j'étais dictateur, je supprimerai (sic) le droit de grève en premier" (359 inscrits, il y a de la concurrence pour le poste !!). Parmi ceux qui ont une vraie vision d'avenir pour la France, il y a ceux qui sont un peu agaçants : "Commité anti fontionnaires (sncf, Ptt, Ratp et autres branleurs)" (119 inscrits, on n'est pas sortis de l'auberge) ; "Ras le bol que les fonctionnaires pourrisent la vie des autres français !!!!" (18. Sans commentaire).
En un mot comme en cent, la grève agit comme un puissant révélateur de la bêtise humaine : "Faites la grêve pendant vos jours de congés, ça nous fera moins chier" (11) ; "Si je vois un cheminot je lui fais sa fête !!!!" (12) ; ... et de la pauvreté du vocabulaire de certains Facebookiens : "les mecs qui font la grève jeudi 18 oct c'est que des gros cons" (18) ; "Pour faire cesser cette grève de merde qui pue du cul !" (9. Impossible de ne pas rire, en même temps, c'est trop marrant !). Certains, humblement, n'hésitent pas à s'engager en assumant la faiblesse de leurs moyens d'actions : "Je pisse sur la SNCF" (28) ; "Luttez contre les antigrevistes par une feuille de pq rose sur vos fenetres" (2. ????????!!!!).
Après, évidemment, il y a ceux qui sont toujours un peu à côté de la plaque : "Grève le 28 octobre pour le retour des privilèges à la noblesse française" (136. Bon, là ça devient n'importe quoi).
Non, pour revenir à notre sujet, il y a aussi pas mal de gens qui prennent les choses avec humour : 12 inscrits "Pour le maintien des régimes spéciaux pour les conducteurs de la ligne 14". Hahaha. "Contre la pluie et le froid les jours de grève du mois de novembre 2007".
Haha hahaha.
Et puis, il y a ceux qui ont tout compris : "oui o grève de la RATP pour manquer les cours !!!" (1 membre, la force est avec lui). Le même avec quelques années de plus : "les jours de grêve, j'arrive tard au taff et c'est bien marrant" (20 inscrits). ; )
18 novembre 2007
Crise du logement à Paris
Aujourd'hui, leçon sur la situation du logement à Paris.
D'un côté, on a ça :

Placé sur le toit du Palais de Tokyo, l'hôtel Everland est une oeuvre d'art, une vraie, de l'art contemporain pur jus. Pour bien comprendre le concept sous-jacent à cette installation post-moderne, je cite M. Palais de Tokyo himself :
""Hôtel Everland" est une œuvre dont le principe est de placer le visiteur dans la situation réelle de l'utilisation d'une chambre d'hôtel." (Waow, conceeeept).
"On peut donc réserver sa chambre dans "Hôtel Everland", on peut véritablement y dormir, on peut y prendre son petit-déjeuner au lever du jour." (Waow, comme dans un vrai hôtel, c'est fort, ils ont a-ssu-ré !!).
Palais de Tokyo fait partie des gens qui savent voir le bon côté des choses et mettre à profit la crise du logement. En effet, le prix de la nuitée dans le petit cube design est de 333 euros certains jours et de 444 euros d'autres jours (concept oblige, eeeh oui). Mais surtout, Palais de Tokyo, qui gère à mort les nouvelles technologies, a lancé des enchères sur e-bay pour faire grimper, grimper, grimper, le prix de la nuitée pour le Nouvel An 2008. Vous pouvez donc admirer la grimpitude rapide du prix de la nuitée sur le petit module e-bay que voici :
Retrouvez la profondeur du concept sur palaisdetokyo.com
A 15 minutes à pied, quartier de la Bourse, ça se bouscule aussi pas mal. Moins de gens très riches et arty, plus de CRS et plus de gens qui aimeraient bien, probablement, passer une nuit à l'hôtel Everland.

Image trouvée sur le site de laprovence.fr.
Description de la situation il y a quelques jours, par l’écrivain Dan Franck dans un article de Libération :"Rue de la Banque. Toutes les nuits depuis le 3 octobre, ils dorment sur le trottoir. A 21 heures, ils disposent les tentes, les bâches, les couvertures sur le pavé. Les CRS, campés devant la Bourse, s’approchent. Suit une lutte qui recommence plusieurs fois au cours de la nuit. Le but : s’approprier le matériel. Les flics tirent d’un côté, les familles et les amis du DAL de l’autre. Les uns gagnent parfois, les autres souvent. On leur avait apporté des tentes légères, on les avait signées pour essayer de protéger leurs occupants. Elles ont disparu. Les familles sont toujours là, trempées, transies, épuisées. Toutes les nuits depuis six semaines, elles s’endorment devant les bottes des CRS. Le matin, à 5 heures, les hommes partent travailler. Les femmes suivent, après avoir emmené les enfants à l’école. Ceux qui restent nettoient et préparent les repas. Le soir, tout le monde se retrouve. Et le rituel recommence : les bâches, les flics, les matraques, la nuit."
Parisien, si toi aussi tu veux avoir l'air chic, arty et pourtant mal logé, crée ton propre module e-bay. En quelques clics, obtiens la tente de tes rêves, et finie la crise du logement !!
14 novembre 2007
sans titre

Metropolitan Opera, New York
Lucia di Lammermoor, places en orchestre
Entracte...
03 novembre 2007
Gory Gotham
Mercredi dernier c'était Halloween, la fête du scary.
- Halloween, ses pumpkins.
Alors au départ, on avait CA:
Tu peux te marrer, la grosse, elle fait 10 kg. Enfin c'est pas moi qui l'ai portée. Mais bon quand même.
(Ensuite, on notera la collision entre 2 pumpkins, tout chou le détail)
(
)
Bref. A partir de ce matériau de départ, on a fait CA:
Si tu veux en savoir plus, tu checkes CE SITE.
Scary, nan?
- Halloween, ses costumes...
Evidemment, je pouvais pas me déguiser.
Déjà, parce que les filles, ça se déguise comme CA:
Et puis parce que sinon, y a le fait que dans la rue, quand t'es accompagné de CA, im-pos-sible de rivaliser, man:

OK, là, on s'est éloigné du scare qui nous unit. Mais en fait non.
- Halloween, le freak-out
Déjà, ça commence par le fait que le dedans d'une pumpkin, ça a cette gueule:
C'est moche.
Puis que les gens dans la rue, ils se déguisent pour reproduire CA, dans la parade de West Village :
25 octobre 2007
Hier j'étais à Albany
Mouais bon, les enfants, je reviens ici pour raconter ma life, parce qu'envoyer des mails personnalisés c'est looooong...
Je viens de planter presque 1h de boulot (ça m'a fait plaisir, hein) alors que le gonze à côté m'imagine trop sérieuse.
C'est tout simplement pas possible.
Alors pour ceux qui ont raté l'épisode en streaming payant sur même pas TF1, jsuis à NY.
Et hier, je fus à AlbaNY. Et c'était bien.
Pour ceux qui ont raté l'épisode non payant, non privé, Albany, j'en disais que c'était "horrible" (sic)
Bah là, nan.
- Petit 1, les gens étaient sympa. Et drôles. Cette
fois-ci, la ville m'a moins semblé peuplée de mongoliens. C'est-à-dire
que l'univers des gens me trouvant très belle, je les ai du même coup
trouvés normaux et sympathiques. Logique.
Vu sur Hamilton St., un homme, de facture
afro-américaine, marchant de l'autre côté de la rue : "HEY YOU!!" "Huh"
(ça c'était moià) "You, you're definitely a HOTTIE! You absolutely
deserve the word!!!
Je vous dis, les gens sont sympas à Albany. Pas
parce qu'ils me disent que je suis bonnasse, mais parce qu'ils sont
rigolos, quoi.
- Petit 2, tu l'auras compris, à Albany, j'avais un modjo de taré. Je ne sais toujours pas où le situer, quelque part entre les bottes (modjo de l'an passé sur Tomkins Square Park) et l'anorak new. Ca m'arrange de penser que ma nouvelle veste d'hiver est pourvoyeuse de modjo ceci dit. Autant le dire tout de suite, le modjo, c'était pas ma grâce naturelle, si tu prends en compte le fait que je me suis avalé 300 bornes de Greyhound, et que je me suis levée à 5h30 pour ça. Si t'ajoutes que j'ai dormi pas avant 2h30, ça me fait pas plus de 3 heures de sommeil (j'ai fait spé Maths en Terminale).
- Bref, des gens sympas, le modjo, tu vois qu'Albany, ça m'a déjà paru un peu moins naze. En fait, et c'est mon petit 3, je pense sincèrement que la bizarrerie d'Albany, c'est pas parce que les gens sont mongoliens, c'est qu'ils viennent d'ailleurs. Y a une soucoupe volante sur la ville, et ça, je pense que c'est un signe.
'The Egg', ladite soucoupe volante, donc
Note cependant, qu'il y a le meilleur resto mex que j'ai vu de ma life (ouais peut-être parce que je suis pas allée au Mesquick). Les mecs venaient de la région de Oaxaca. Et ça claquait plus que le petit déjeuner McDo pris à l'arrache dans le Cultural Educational Center, la dernière fois. Genre tu vois, tu passes de la ville qui met un MacDalle dans son centre culturel à la ville qui a du goût culinaire de première qualité.
Bon, malgré tout c'est toujours pas une ville à vivre (merde, y a une soucoupe volante qui a fait disparaître le CBD, ça fait un tout petit peu peur), mais 2 mois là-bas, ça me donne déjà moins envie de connaître une fin à la Joy Division, tu vois...
Ca c'est pour que t'aies une vue d'ensemble
Et ça, c'est pour faire genre c'est une ville à vivre où les habitants sont patriotes et fêtent l'Halloween...
(et je te le dis tout de suite, j'ai pas mon cable pour transférer les photos, je les montrerai plus tard. Nan parce que tu veux voir les photos de la soucoupe volante - EDIT : Hep t'as vu, y a les photos maintenant!)
22 octobre 2007
He's lost control
L'an dernier, lors du concert de réunion de Take That, il s'agissait pour le boyband briton de rendre hommage au British Hall of Fame. Je passe sur leur Medley des Beatles, c'est mieux pour l'humanité (et pour leur dignité). En bons mancunians (habitants de Manchester, pour les anglophobes incultes qui nous lisent), ils se devaient de saluer Joy Division (là, au niveau de l'enchaînement, vous aurez compris que Joy Division était un groupe originaire de Manchester).
Lorsque que Mark Owen reprend Love Will Tear Us Apart, le scandale intervient : le mignon nabot mime un mec pendu. Car oui, Ian Curtis s'est pendu à 23 ans.
Pourtant, reprocher à un Briton de faire preuve de mauvais goût, c'est comme reprocher à un Péruvien d'écouter du reggaeton... Bref. En plus, ça dénote un certain humour qu'on n'attendait plus vraiment de la part de nos gendres idéaux préférés.
Curieusement, cette anecdote n'est pas présente dans le biopic sur Iain Curtis, Control. Il y a néanmoins pas mal d'autres choses coules qui font que, malgré tout, c'est un chic film. Tourné comme un clip du début des années 80, le noir et blanc esthétisant n'est pas agaçant ici, et c'est suffisamment surprenant pour mériter une remarque. Par ailleurs, c'est l'histoire d'un jeune mec, qui prend trop tôt des décisions qu'il regrette, qui est partagé entre 2 femmes, qui peu à peu sombre dans la maladie et la dépression... Et pourtant, non, c'est pas d'une "descente aux enfers" qu'il est question ici. C'est juste l'histoire d'un mec qui aime Bowie et qui comprend assez peu ce qui lui arrive.
Autant vous le dire, le héros meurt à la fin.
11 octobre 2007
La librairie en face de chez moi...
... elle a plein de bouquins qui parlent l'Affaire Jacques Mesrine. Ils sont tous en vitrine.
C'est donc une librairie spécialisée.
27 septembre 2007
Virtual I.D.
Tiens aujourd'hui je vais te parler de "la hype".
Bon, en gros, Facebook. Je crois que c'est assez hype. En fait non, j'en ai fait l'expérience ce soir : ça l'est.
Ouais j'ai un compte Facebook (comme tout le monde), depuis 6 mois (comme tout le monde) et je donne dans la sociabilité superficielle (comme tout le monde aussi). Mais bon, depuis que j'ai vu que mon frère y avait créé un compte, je reprends espoir sur l'avenir de la chose. Et de fait, Facebook, c'est assez marrant sur certains plans, mais c'est pas pour parler de ça que me prend l'envie de poster, faut pas déconner, non plus. Sur d'autres aspects, c'est plus borderline, si vous me passez l'expression. Tiens, d'ailleurs, je m'octroie ce droit d'employer des termes ridicules à tort et à travers, je commence en disant "la hype" et en parlant de Facebook, alors à ce compte là... En fait c'est un site très discriminatoire.
Première étape, si tu tombes dans la facilité ultime et que tu te trouves trop drôle quand tu dis "Fesses Book", c'est mort pour toi, vieux.
Deuxième étape, c'est quand-même mieux si tu tâtes un mini-bout en anglais. Plus classe, quoi.
La suite. Facebook est "un site communautaire de sociabilité et de mise en réseau". Le but est donc que les gens se connaissent et se reconnaissent entre eux, d'établir des liens. En voici la sainte trinité : interpersonnel, interaction, biographisation.
Ca passe par le contact interpersonnel : tu ajoutes des gens comme "amis". D'où, dans la belle langue de Shakespeare :
- to friend someone, v.t. ajouter qqn comme ami sur sa page Facebook. Exemple, en français : "mais lui, trop je veux pas le friender, nan mais t'as craqué, ou quoi? Au lycée je pouvais pas le blairer, je me rappelle même plus qui c'est, ce loser".
Eh ouais. C'est pour ça que je disais "la hype".
Bon. Tu friendes tes potes. Le summum, c'est quand tu as 160 potes et que tu décides d'isoler tes meilleurs potes dans l'affaire (les Top Friends) ou que tu exhibes la masse de gens qui t'aiment en les mettant en mosaïque ou en créant une toile autour de toi, illustrant l'étendue de ta personal web, si tu me passes toujours l'expression.
Au-delà de ça, l'idéal de sociabilité voulu par Facebook passe par certaines interactions : des groupes de discussions, parfois aux noms fort cocasses (personnellement, j'ai adhéré à "I check PerezHilton 88 times a day", "Last Action hero is one of the most underrated films ever" et "Hagelslag Appreciation Society").
Il y a aussi des applications, jeux et autres tests, d'un amusement variable, ce qui me permet un message personnel : NON JE VEUX PAS ETRE UN ZOMBIE, NON JE VEUX PAS ETRE UN VAMPIRE, NON JE VEUX PAS ETRE UN LOUP-GAROU ET NON JE VEUX PAS SAVOIR QUEL EST MON NOM DE STRIP-TEASEUSE.
Merci.
Enfin, dernière modalité de la sociabilisation, tu biographises.
Et c'est là que ça devient énorme. C'est la vraie magie du truc. Parce que, par exemple, sur Facebook, y a un stockage d'images illimité. Vachement plus pratique qu'un blog, pour ça.
Et bien sûr, tu peux restreindre, mais pour ce qui m'occupe, on s'en fout. Même si inutile de dire que si j'avais entendu parler de Facebook en décembre 2005, ce blog n'aurait jamais vu le jour. Bref.
En plus de mettre des photos, tu peux mettre un "tag" sur les gens présents. Le tag c'est dire que jimmy sur la photo est "Jimmy Lefranc", parce qu'il a un profil Facebook dont le lien est indiqué, que c'est ton pote, tu le connais, tu veux dire qui c'est. Ainsi :
- to tag, v.i. action consistant à tracer l'identité d'une personne sur Facebook. Exemple (toujours en français) : "Tu as été taggée par François" (Jean-Claude VanDamme).
Grâce à cet outil merveilleux qu'est le tag, sur Facebook, tu crées ou tu nies une identité. Mettons une photo. Sur cette photo se trouvent 3 personnes : nyfah, Nitouche, et un pote de pote, t'as pas fait gaffe, il s'est mis sur la photo. Une fois la photo sur Facebook, tu tagges : Nyfah (photos), Nastie Nitouche (photos). Et c'est tout. De fait il y a 3 personnes, mais seules 2 mériteraient d'être citées. Ou comment nier une identité. Dans le même esprit, on trouve des photos de couples où seule une personne est taggée. On a envie de demander : "Mais ça par exemple, c'est qui l'autre?" "C'est personne". Déjà qu'une rupture c'est difficile et vécu comme la perte d'un proche... là, c'est-à-dire qu'on ne perd personne, la personne n'a jamais existé.
A l'inverse, à force d'entendre parler de gens par tes amis, de les croiser sur le web, etc., tu n'as que des idées de personnes, somme toute très désincarnées. Et par Facebook, tu découvres d'un coup l'identité par le visage, parfois par le vrai nom de tous ces blogueurs que tu as pu croiser, ou tu mets enfin un visage sur ces noms que tu entends à longueur de journée, les amis d'école de tes potes, les exs de ton mec, les amis d'enfance. Tu reconstitues un puzzle. OK, faut avoir un côté nerd voyeur pour aimer ça.
Facebook, c'est tes fantasmes de démiurges enfin assouvis si tu le souhaites. C'est terrifiant voire assez scandaleux, mais la facilité avec laquelle on peut nier quelqu'un, ou tenter de définir son rapport à un autre en 3 mots a quelque chose de fascinant. Et par ailleurs, ça me rappelle assez les cours de sport où on devait former des équipes. Il y avait toujours ceux qui étaient pris en dernier et qu'on faisait semblant de pas voir, des fois même qu'on voyait pas du tout (moi, j'étais prise après les asthmatiques).
Le pire, c'est que cet aspect du phénomène mis de côté, c'est une interface très pratique et très distrayante.
Allez, pour contrebalancer, la prochaine fois, je parlerai d'un comic book assez chouettos.
Salut.
19 septembre 2007
King of Fire
A ma gauche, Johnny Cash, the man in black, une des personnalités les plus austères du rock'nroll hall of fame (même si c'était par ailleurs un alcoolique notoire): il a quand même écrit une chanson sur la fidélité dans le mariage.
A ma droite, Elvis, the King,
l'homme que l'on a rendu responsable des émois précoces de toutes les
adolescentes des années 50. Celui dont le déhanché est entré dans
l'histoire avant même le succès de Forrest Gump.
C'est marrant, je trouve pas vraiment d'accroche pour faire partager ça.
Je vais reprendre les termes de l'interprète, c'est plus simple...
Ce qu'on demande à un artiste pour entrer dans l'histoire, c'est de personnifier un courant culturel. Ce qu'on demande à un chanteur en 1959, c'est de personnifier le Rock'n Roll (ce que tente désespérément Johnny Halliday en France depuis environ 50 ans, malheureusement pour lui - et pour nous - sans succès). Mais le problème, lorsqu'on devient une icone, c'est d'être souvent imité, jamais égalé. On cherche la recette, les trucs en plus, quitte à sombrer dans la caricature. Et lorsque Johnny Cash s'amuse, avec succès, lui, à "imiter un chanteur de Rock qui imiterait Elvis", ce qu'il montre du doigt, c'est le point auquel le King en est venu à personnifier le Rock. Je crois qu'en fait, le message, c'est : be yourself, man.
Oh et puis merde, regardez, les amis, c'est marrant, c'est touchant, et ça met de bonne humeur.
A ma gauche, Johnny Cash chante Heartbreak Hotel, un des premiers succès du King.
A ma droite, Elvis chante Folsom Prison Blues et Walk the Line, les premiers succès de l'homme en noir.













