Chicas de Puta Madre

Sort of punky, electronica kind of grime kinda like new-wave grime, kind of maybe like more broken-beats like kind of dubbie broken beats but a little bit kinda a bit soulful like high drum n bassy but kinda more broken drum and bass blog...

22 juillet 2008

Ode à mes vêtements

En fait non. Ca fait longtemps que je publie plus trop ici. C'est naze.
Elle s'excuse.

Ce post rapport à une discussion et à un genre de reproche fait à mon endroit. Rapport aussi à ce que pas mal de gens de mon entourage pensent de moi, sans forcément me le dire. Parce que c'est pas bien grave, dans le fond.
Oui j'ai des vêtements. Bocou. Des masses. Enfin, je suis pas un dressing de magasine de mode, non plus. J'en aurais pas les moyens. Je crois que je suis assez représentative de ce que H&M, Gap, voire Uniqlo ont produit ces 2-3 dernières saisons. Donc ça va, on se calme sur la débauche modeuse, on en est loin.

Pour partir, dans 3 semaines, je me réjouis de voyager sur American Airlines qui autorise deux bagages de 24kg chacun. Ca me suffira pour emporter le nécessaire fringues/godasses/produits de beauté. Sainte trilogie devant l'éternel. Pour les produits de beauté je dois beaucoup à une certaine personne qui, en plus de me fournir de temps en temps, m'a un peu ouvert les sens. Je passe beaucoup de temps à réfléchir à mes achats vestimentaires. En témoignent mes nombreuses conversations avec mon fleuriste personnel (mon mec pour ceux qui ont perdu le cours un peu sporadique de ce blog). Une fois, je crois avoir discuté pendant 4h d'affilée du blouson de cuir que j'avais dans ma ligne de mire. Pour lui envoyer triomphante une photo de l'objet sur lequel j'allais m'arrêter.

Je passe de plus en plus de temps sur les blogs de gonzesse. Avec du détachement, certes (comment passer une journée à actualiser le forum de Caroline Daily sans détachement? je te le dis tout de suite, c'est guère possible). Blog de Betty, de Punky B, de... j'en ai des tas. J'en aime très peu: en fait, soit c'est très chouette et original (mais pas mon univers, si tu me passes l'expression, merci Nikos), soit c'est d'un manque d'originalité confondant (c'est-à-dire que j'en arrive au même résultat moi-même, alors tu m'expliques l'utilité dudit blog?). Bref, un passe temps au sens le plus caractérisé du terme, substitut à la vacuité d'émissions à la télé, en somme. Ca a des dommages collatéraux. En gros, c'est chronophage et ça se ressent dans mes conversations. Quand je suis stressée par mon boulot, plutôt qu'aller sur JStor, je vais sur Brandalley, plutôt qu'harceler l'homme à coups de formulations de phrases introductive trop sinueuse, je l'entretiens de mon incapacité à trouver le flare qui me fasse pas un gros cul (c'est mon drame: le flare me fais un cul de la taille du Brésil), quand je me demande quand j'aurai tous les papiers pour mon visa, je préfère faire les fins de soldes. Et encore, j'ai limité la casse en flippant de l'arnaque sur EBay. C'est te dire que ça pouvait être pire.
Mais le résultat c'est qu'en prenant le strict nécessaire du minimum vital, en éliminant ce que je pourrai retrouver sans mal sur l'autre continent, je pars avec 14 paires de chaussures. 14. Ouais. Et 3 piles hautes de 60 cm chacune de fringues. Tu peux compter, ça fait 1,80m. C'est plus grand que moi. Je me demande combien ça ferait en feet ricains, ça.

Alors oui. Je parle beaucoup de fringues. Certains penseront que je me suis parisianisée. Certains diront que je me suis futilisée. Pas beaucoup en fait. Le reproche de parisianisme viendra plus vite que celui de futilité, je pense. Parce que non, ça la futilité, ça gêne personne, je crois. Mais Paris, c'est le mal. Oui, j'ai des fringues que portent les parisiennes. Non, c'est pas pour leur ressembler. Oui, ça me fait marrer de m'acheter des fringues. Encore plus d'en parler. De disséquer. De disserter. En trois parties. Trois sous-parties. De noyer l'essentiel sous une combi-short ou des minnetonka. De nier la fin de mes grands parents à coup de soldes au Comptoir des Cotonniers. Tout ça existe quand-même. Je le garde au maximum pour moi, voilà tout. Oui bon, c'est vrai, j'en parle, mais imagine toi que si je parlais pas de fringues, ben ce serait grandement pire, tu te prendrais genre 8h de monologue sur la vie et l'oeuvre de mon oncle d'Algérie dans la tronche, et franchement, les conversations H&M, elles te manqueraient vachement, je te le dis... Je pense que c'est un sujet moins marrant, et surtout, si tu me critiques sur ma fringue, je m'en remettrai mieux, en fait.
Bref, sortir tout ce qu'il y a de plus galvaudé et de plus parigo-gogo pour parler de rien d'autre, et surtout pour parler pour ne rien dire. Je suis comme ça. C'est moi. Pas une passade. Moi. Je suis pas une modeuse. J'en ai pas le talent ni le premier degré, peut-être. Je suis pas une égocentrique autofascinée. La conversation fringues est pour moi ce que la conversation météo est à ma grand-mère ou au dernier lord anglais. Je n'en suis pas impersonnelle pour autant (du moins je l'espère). Mais je suis une fille à fringues parce que ça me préserve.

Mine de rien, ça m'a construit une image qui fait qu'on me méprise dans ma fac. C'est une gloire. Je sais pas trop de quoi, mais une gloire tout de même. Ca fait qu'aujourd'hui, j'ai pris cher, et ça m'a fait mal. Ca fait que peut-être d'autres amies, lectrices de ce blog, s'amusent de ce trait, et le dénigrent doucement sans trop non plus me juger, mais bon, un peu quand même. D'où : cf. supra, paragraphe précédent.

Moi, j'ai toujours été comme ça. C'est pas Paris qui m'a changé. C'est un fait. J'ai besoin de jouets pour passer le temps. J'ai besoin de palliatifs. J'ai besoin de m'aimer. Et si ça passe par des fringues à la con dont je n'aurai plus cure dans 5 mois, par un style qui me déprimera une fois partie d'ici, eh bien soit. Si je préfère parler fringues ou être "pimpante" pour créer du lien avec mes proches... ce fut le cas hier, ça le sera demain. Je préfère cependant qu'on ne me juge pas.

Merci bien.

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30 mai 2007

Coming Soon

Promis, après j'arrête, mais j'avais un filon vendeur, fallait bien l'exploiter. Vu lundi, sur le site d'Allociné...

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Ah, et featuring NYP. Quand-même.

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02 avril 2007

Virgo Zero

(c'est très mode de remplacer 'Diet' par 'Zero')

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Trouver l'intrus...

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14 mars 2007

You can brush my hair, undress me everywhere...

Je viens de résoudre un mystère de l'humanité.

 

Vous avez tous, à un moment de votre vie, été confrontés à la dureté d'une réalité sociale assez implacable (car oui, la réalité sociale est souvent implacable, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle est sociale). Cette réalité sociale, c'est le style vestimentaire du prof. Devant un tel degré zéro du chic, vous avez tous, à un moment de votre vie, été dubitatifs.
Car oui, le look du prof, c'est plus souvent
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(et encore je suis sympa j'aurais pu prendre les 3 suisses et là, ça faisait frémir)

que
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Dans le jargon, ça porte un nom : le look Camif.
Et ça fait d'autant plus dubiter que, à ce qu'il me semble, à l'entretien d'embauche (dans le jargon, ça porte un nom : l'oral d'agreg), c'est costard/cravate pour messieurs, tailleur/talons pour mesdemoiselles, et non-négociable.. Alors pourquoi?
POURQUOI, BORDEL?

Est-ce qu'on nous dit, le jour des affectations : "Jeannette Desfontaines, tu es en poste à Grenoble, c'est bon, abandonne tes tenues chatoyantes, ton originalité, ton côté douceureusement déjanté, frais et pétillant, le catalogue de la Camif arrivera deux fois par an chez toi pour ton uniforme"? J'y crois assez peu.

Je viens de résoudre un mystère de l'humanité.
Il ne m'aura pas fallu plus de 2 cours. Et j'ai compris. O the cleverness of me, disait Peter (Pan, hein, ni Parker, ni Petrelli). Il avait raison : The cleverness of me, for fuck's sake. Pour le premier cours, j'avais voulu créer l'impression, tout en ayant l'air un mini-bout décontractée. Ca donne : jean "de boulot", ie. bien coupé, tout frais, pas délavé, pas un trou, rien, coupe droite très légèrement trompétisante pour faire greluche un peu classique mais pas complètement hype. Allez dire qu'un jean c'est rien qu'un jean, après ça... Je reprends. Jean "de boulot", veste courte classouille, le tout marron (pas d'esbrouffe, hein, c'est moi le prof), bottines à 7 cm de talons. Classe et élégance. Pour le deuxième cours, j'avais décidé que je maîtrisais mon territoire, et je voulais plutôt apparaître dans ma prime nature de "jeune, casuelle et dynamique", à base de pantalon un peu chic et pull long violet dur. Mais toujours le perchoir de 7 cm. Bien, ça. Un peu mode mais pas trop. En plus, en cas d'oubli de braguette, ni vu ni connu. Efficace. "Eh t'as vu, elle a un bon style, la prof, hein" (réflexion fantasmée d'un élève au fond à droite). J'ai même osé me lâcher les cheveux.
Qu'est-ce que j'avais pas fait... J'arrive dans la salle, fière de moi, de mon côté jeune prof dynamique, je vais te dégraisser le mammouth à coups de lipstick & glitter, moi... J'ouvre la porte.

Putain, le four.
Grand moment de solitude.

 

Ma Fac à moi, elle a pas d'amphis (et Jamel Debbouze pourrait être son frère). C'est idéologique. Que des petites salles. La fac à taille humaine. Les cons. Vous croyez que ça donne quoi le vendredi soir, une salle à taille humaine, qui a supporté des élèves de taille humaine pendant une semaine à taille humaine et des journées de cours de 8h à 18h à taille humaine? Le tout dans un matériau à taille humaine du genre crypto-préfabriqué, déconne pas, c'est pas la Sorbonne ici. Outre le fait que ça sent un peu le gibier mort, ça va chercher dans les 25°C par mois de février. 10 à 15°C d'amplitude thermique avec le couloir. N'empêche, on fait pas gaffe quand comme des cons, on sait qu'on peut dormir au fond si ça va pas, fait trop chaud/c'est trop chiant/"c'est trop bath mais j'ai dormi 2 h et vous vous êtes partis à quelle heure, putain mickaël il était bourré, il s'est pissé dessus"*. Non. Quand t'es prof, en tant que demi-dieu, tu dois être au-dessus des contingences matérielles. Pas faim pas soif pas mal au bide pas envie de pisser pas jambes lourdes pas chaud pas froid... Alors le col roulé, impossible de l'enlever, à cause du misérable marcel spécial soutif apparent en dessous, les cheveux lâchés, comme c'était un défi, j'avais rien pris pour les attacher...

Bref, j'ai perdu 2 litres d'eau en 3 heures. Quelle conne.
Leçon pour les 30 prochaines années. Pour le prochain cours, j'ai tout prévu : tunique large à manches courtes, pince à cheveux pour improviser mon chignon d'instit... Je résiste encore mais pour combien de temps...
Tout bien réfléchi, c'est tellement physique 3 heures de show debout, le top du confort, ce serait t-shirt ample (très important, le "ample" - à cause des auréoles), pantacourt en lin voire jupe culotte, et TBS aux pieds. Celles avec l'autographe de Florence Artaud (toujours plus confortable que mon perchoir de 7 cm).
Bref, un mystère de l'humanité complètement élucidé.

 

*anecdote inspirée de faits réels.

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10 mars 2007

Entre dans la danse, les soucis n'ont pas de chance

Réussir sa régression sans même y faire attention.

Culinaire:
Dans une casserole, faire bouillir de l'eau. Une fois à ébullition, faire cuire 100 à 150g de coquillettes. 9 minutes plus tard, égoutter les coquillettes, faire fondre une noisette de beurre dedans. Puis, dans une assiette dans laquelle vous aurez au préalable découpé en petits bouts une tranche de jambon blanc, verser les coquillettes. Vider sur l'assiette un paquet de rapé. Mélanger le tout. Ajouter, si nécessaire, une cuillère de crème fraîche.
Peut s'agrémenter en dessert d'une mousse au chocolat faite maison (on en trouve des très bien à Monop').

Vestimentaire:
Lors de votre achat vestimentaire pimpant du jour (exemple : tunique spécial "cours de la semaine prochaine"), songez à faire un détour au rayon accessoires. Là, les élastiques en mousse "j'ai 9 ans et demi" contrebalanceront efficacement le style élégance citadine assumé par le premier achat et vous rappelleront à vos premières tentatives de féminisation façon "si je faisais pousser mes cheveux". Oui dans un passé plus ou moins lointain, j'étais très carré frange dans mon style.
L'élastique en mousse a l'avantage de se marier aussi bien avec un jogging/pyjama snoopy/pull camionneur (pour la soirée télé) qu'avec un jean/t-shirt flashy de type american apparel, votre tenue de ce dimanche, celle qui vous accompagnera lorsque vous goûterez aux rayons de soleil quasi-printaniers du moment (j'en profite pour un message personnel : Paris je t'aime).

Télévisuel:
Ne pas hésiter à revenir vers des classiques dits "du samedi soir chez papa", comme Les Victoires de la Musique. En revanche, si le style "nouvelle chanson française", "slam", "génération nan nan" vous insupporte, parce que non, pas du tout vintage, beaucoup trop millenium in style, et puis Bénabar, merde quoi, il faut zapper mes amis. Le zapping est en soi une des activités les plus régressives qui soit. Pour rendre la régression encore plus efficace, le zapping doit permettre de remonter dans le temps : Spin City (oui, en matant un épisode vu déjà 5 fois, en se marrant toujours autant, ça entre dans la catégorie régressive), des clips Old School/génération 90/so 90's, que sais-je encore, et les Fraggles (oh putain mais j'avais 6 ans, mais putain!) vous permettront d'exploiter les faces les plus diverses de la régression.

Internet:
Vous savez vous servir de Youtube.
Quelques entrées, pour vous aider : Hanson. 21 Jump Street. Degrassi. Dorothée tremblement de terre. Bernard Minet. Zach Morris Belding. Back to the Future. Etc.

Pour Fraggle Rock, inutile, je vous le mets direct. En VF of course.

 

 

Bonne semaine les enfants.

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06 mars 2007

God Bless America

Il y a de ces bons moments...

Pour resituer... John Wayne est le sheriff (John T. Chance). Il a arrêté le frère du chef des bandits, Joe Burdette. Il attend un juge pour qu'il ait un procès équitable. Le commissariat est assiégé. Il n'a pour l'aider qu'un infirme (Ol' Stumpy), un alcoolique en sevrage (Dude), et un adolescent tête brûlée un brin gachette facile (Colorado).

Eux sont faibles, Chance est l'incarnation de la force virile. Ils se joignent à lui contre son gré. Il croit les aider à retrouver une humanité quand ils s'allient à lui dans sa lutte, et pourtant...

Les westerns se jouent sur les grands espaces de l'Ouest américain, et pourtant...

Ici c'est le confinement. L'assaut est imminent, l'air du Deguello est là pour le rappeler, en permanence. Une communauté humaine prend forme. Le répit. Un des plus beaux moments du cinéma américain. Allez me dire que c'est banal et sans intérêt, tiens...

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21 février 2007

Sunday monday I'll be ready

Le générique d'une série télé, c'est fondamental. C'est sa carte d'identité, c'est une entrée en matière, une installation dans  une ambiance. On pose les éléments nécessaires de compréhension à l'usage du spectateur. Outre la distribution, l'ambiance est centrale. Installée par la musique mais aussi par le clip qui illustre donne vie à la musique. Un gag ou deux, attentions, préparez vos zygomatiques. Une nana qui court sur une plage, attention, les mecs, la bandaison vous attend. L'absence de générique aussi fait sens. C'est assez mode en ce moment, d'ailleurs, de ne pas faire de générique pour une série dramatique : Lost, Heroes. Entrée brute de décoffrage dans le vif du sujet, sans détour. Effet de réel? Sans doute.

Un générique, c'est tellement l'identité d'une série, que quand on s'amuse à plaquer le générique d'une autre série, ça en change le sens. La série devient celle dont elle singe le générique. Ainsi, Fox River a des relents d'Emerald City dans ce travail (brillant) d'un fan. Alors que Prison Break s'articulait essentiellement autour de la tension d'une évasion, autour des plans millimétrés de Scofield and friends, alors que l'univers carcéral était un cadre claustrophobisant mais un peu bisounours (on trouverait JAMAIS le co-thurne de Scofield dans Oz), ce "crosstrailer" (je viens d'inventer le terme) lui insuffle l'atmosphère désespérante et désespérée qui imprègne la prison d'Oswald. Violence, saleté, vice. On est loin du regard vers la lumière de Dominic Purcell qui ouvre le vrai générique (et surtout loin de Faf LaRage et c'est tant mieux). Là, l'enfermement est total. Comme dans Oz.

 

 

Mieux.

Pas de générique pour Lost. On comprend pourquoi. N'importe quel générique ferait retomber la tension, paradoxalement, au lieu de créer un charme, ça le briserait. La preuve par deux.

Petit exercice de style qui nous rappelle qu'avant tout, nos Robinsons suisses sont abandonnés sur une plage. Ladite plage prend des accents d'île paradisiaque, ça nous rappelle à la réalité d'une série tournée à Hawaï, et ça met en évidence les défauts de la chose. Car quelle est la série de référence sur une plage? La championne es invraisemblance? Voilà. C'est trop long (il y a toute la chanson) et très inégal, mais quand même, j'apprécie particulièrement plusieurs choses : le mimétisme ultime images/texte (quand on sait que le texte est d'une connerie abyssale, on comprend bien des choses) et la correspondance refrain/course sur la plage. Du coup, c'est décalé, c'est marrant.

J'ai envie de dire que c'est même plus un travail sur Baywatch que sur Lost, mais après, on va dire que je suis obsessionnelle.

 

Celui-là, c'est de très très loin mon préféré. Parce qu'arriver à créer un effet de légèreté à la série la plus pesante et la plus paranoïsante du moment, c'était quand même bien vu.

Je m'en lasse pas...

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17 février 2007

Urgent, doit disparaître.

EXCLUSIVITE OCCASION EN OR PROMOTION ARTICLE UNIQUE DOIT DISPARAITRE!!!

Vend tête fém. d'occasion 24 ans.

Profil extérieur :
Caucasien, cheveux bruns, yeux noirs. Facultés OK.
Ouïe légèrement déficiente, 10/10 néanmoins. CT OK.
Vision sup. à la normale. 12/10. CT OK.
Odorat OK.
Dents OK : 28. Dents de sagesse en instance. Carie non plombée : 1, superficielle, CT OK, quoiqu'ancien.
Cicatrices : 1, superficielle.

 

Cerveau.
Mémoire vive : 22 ans (premier souvenir connu : une vision d'un biberon dans un lave-vaisselle depuis une chaise haute, remarquez que j'allais pas me souvenir en premier d'un discours d'Idi Amin Dada, non plus). Fonctionnement irréprochable (Eclipse total del amor est la première chanson qu'on a entendu dans le taxi de Pedro Ruiz).
Taille : normale. Type dolychocéphale.
Cigarette : Non.
Alcool : à peine.
Drogue : non.
Café : non.
CT : OK

Profil "droit".
Formation : Ecole, Collège, BEPC, Lycée, Bac L (B), Bac +7 (CPGE, Gde Ec., Agr.).
Français : lu écrit parlé.
Anglais : lu écrit parlé.
Allemand : lu écrit.
Italien : notions.
Néerlandais : si seulement.
Histoire: lue écrite parlée.
Géographie : lue écrite parlée.
Philosophie : notions.
Mathématiques : notions.
Physique : néant.
Economie : néant.

Traits généraux de caractère.
Culture générale solide qui ravira vos convives et amis lors de vos instants mondains.
Curiosité, esprit pratique, bricoleur.
Dysfonctionnements remarqués : velléitaire, obsessionnelle, susceptible.

Effets non souhaités et gênants : graissage inopiné du cuir chevelu en cas de stress important. Tendance accrue aux migraines à répétition.
Révision totale en 2004. Scanner fourni avec le produit.

 

PRIX A DEBATTRE

LA MAISON NE SAURAIT ETRE TENUE RESPONSABLE DE LA MOINDRE APPARITION INCONGRUE ET REPETEE DE MIGRAINE.

En cas d'apparition de migraine, les médications classiques ne seront d'aucun effet. Absolument aucun. Mais vraiment pas. L'efficacité des opiacés n'est malheureusement que temporaire. Ne pas manger de chocolat ou de fromage. S'armer de patience. Rester dans l'obscurité. Eviter de broyer du noir. Ne pas avoir envie de mourir. Si c'est évitable, ne réfléchir ni à son travail, ni à ses relations sentimentales. Dormir dès que la douleur n'est plus un obstacle au sommeil.

Possibilité échange gratuit avec tête fonctionnant sans migraine.

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31 janvier 2007

Rapidos

sort of punky, electronica kind of grime kinda like new-wave grime, kind of maybe like more broken-beats like kind of dubbie broken beats but a little bit kinda a bit soulful like high drum n bassy but kinda more broken drum and bass...

C'est pas mal comme ethos, non? Merci Nyfah.

Bon, en 2/2 et dans la série "Jour après jour", au rayon de mes obsessions nazes:

Conseils santé/beauté : tu es une post-adolescente. Le terme adulescente ici n'est que modérément approprié, je cause problèmes de peau, pas problèmes d'ego. Il t'arrive de temps en temps des drames du quotidien. Tu n'as pas d'alcool à 90°. As-tu pensé que le parfum, c'était de l'alcool? Parce que J'adore  de Dior pour assécher un spot, je suis fière de moi, et pas qu'un peu. Sinon, concernant mes cheveux, je crois que j'ai trouvé l'origine du mal (désolée, mais à force de loquer devant des séries américaines, y a des séquelles) : je suis psychologiquement inapte à un entretien tant soit peu suivi de ma chevelure. Et c'est pas la semaine de ski qui se profile qui va faire du bien à mes fourches. Ceci étant dit, les conseils chignons et autres sèche-cheveu à froid m'ont été fort utiles. Je donnais même l'impression d'avoir le cheveu sculpté (entre les séries, y a la pub) à ma réunion pédagogique l'autre jour. Uber classe, ça.

Bon, pour la suite, le terme adulescent peut gérer.

Je voulais dire que j'aime pas le name-dropping, en fait. Y en a de partout c'est insupportable.

Dans Baywatch avant-hier, saison 5, post-Pam, période Yasmine Bleeth/Donna D'Errico/Geena Lee Nolin/Traci Bingham (os'cours!), ils ont fait un remake des Dents de la Mer. Yasmine Bleeth explosait un Grand Blanc en un quart d'heure. Et là, ça m'a permis d'avoir les réponses à toutes les questions que je me posais. C'est vraiment pire que tout. Les mecs pensent créer l'hommage, mais ça foire. Du coup, le cynisme, il est complètement involontaire. On rejoint l'esthétique de réception élaborée pour Camping toute faite de paille et de poutre dans les yeux, toute faite de miroir universel et j'en passe. En gros, le mec qui écrit pense rendre hommage et avoir un ton décalé. Mais son décalage est en fait une embourbade. Et le spectateur se trouve partagé entre le rire et les larmes (sauf s'il a la gaule, mais ça, ça compte pas, Yasmine, quand elle bute un requin, par exemple, elle court pas). Bref, c'est flippant.

Je suis en train de me lancer dans une quête improbable du clip le plus loosy de la création. Tâche incommensurable devant l'éternel. Pour l'instant, l'esthétique du clip vraiment trop naze, j'en ai des prémices, mais ça demande à être affiné. Premières bases.
Que les choses soient claires, un clip n'est pas naze s'il est efficace.
Ainsi, les clips de Take That sont en général très bons. Pourquoi? Parce que EF-FI-CACES (oui, on césure aux syllabes, n'oublions pas que je mime du français oralisant). Alors un clip de type "Pray" qui nous les montre dans une crypto-érotisation du pauvre sans cesse plus poussée et plus hasardeuse (d'où un mec en slibard/chemise c'est sex? je m'demande, tiens), dans une esthétique so 90's, c'est bon. A sa manière, mais oui, quand même. D'ailleurs, Take That sort incessamment un deuxième single de son nouvel album, mais marche-t-il réellement outre-Manche? C'est la question que je pose à notre envoyée spéciale. Si oui, je suis trop forte. Sinon, ben tant pis.
Un clip "Viva Forever" des Spice Girls, je regrette, mais ça chie. A bloc, même. D'ailleurs, j'en mettrai pas la video. J'ai des limites. Le pitch. Brad et Stanley, deux pré-boutonneux de 9 ans jouent dans la forêt, ils trouvent un oeuf à tirette. Siiiii vous savez, les tirettes qu'on trouve à la foire, ou devant chez le boulanger à côté du manège en forme d'avion bleu métal, ou devant Leclerc à Alençon (pour Champfleur prendre deux sorties après le rond-point). Bref. Brad et Stan trouvent un oeuf. Dans cet oeuf se trouve une poule. Clip fort didactique, qui prend la peine de répondre à l'un des grands mystères de l'humanité, qui de l'oeuf ou de la poule est venu en premier. Donc on apprend que 1/la tirette, 2/l'oeuf, 3/la poule, 4/les poules Spice Girls. La condition de la femme se porte bien, merci. La poule conduit en effet nos chérubins au coeur d'une forêt (mystérieuse, n'oublions pas que les Spice Girls ont a priori le même pedigree que la Dame du Lac et que Viviane). Au beau milieu d'une clairière se trouve un Rubik's Cube. Oui. De ce Rubik's Cube surgissent 5 féettes en crypto-pâte à modeler. Les petites fées enlèvent un des mioches (l'autre a eu peur, t'as qu'à voir les boudins, heureusement qu'elles se sont ressaisies depuis, nan mais j'te jure, cas inédit d'un groupe qui a enlaidi ses demoiselles, alors qu'elles étaient censées être bandantes). Le mioche est enfermé dans le Rubik's Cube pour toujours de la vie, et son pote prend le Rubik's Cube, le met dans un oeuf, et lance l'oeuf dans la tirette. Ca a l'air con, raconté comme ça, hein? Et ça l'est.

Avant de continuer, je voudrais féliciter l'homme qui a créé l'article "Rubik's Cube" sur Wiki. C'est un post que j'aurais voulu écrire, si j'avais su, si j'avais pu, tant de rêves inassouvis, entre ça et frivoler sauvagement avec Colin Farrell... je m'égare.

Viva Forever des Spice Girls est un mauvais clip. Pourquoi? Elémentaire. D'une, c'est un clip qui se la joue. Ca pensait faire du mystérieux nimbé de dignité, oui mais. Mais c'est les Spice Girls, les nanas les plus vulgaires de la planète, qui ont quant même créé un idéal de développement personnel en 5 clichés. Des nanas fort mal entourées. Bref, pas de quoi être fières. De deux, c'est un clip narratif. Et dieu sait que le narratif c'est casse-gueule que ça en peut plus. En gros, à part Michel Gondry, je vois pas trop. Pourquoi? Là encore, élémentaire : Mitch Gondry, quand il fait du narratif, il narre pas vraiment, il atomise la narration, il montre que le narratif c'est absurde (voir les clips de Human Behaviour et de Bachelorette). Ce qui permet de comprendre aussi pourquoi les clips Boutonnatesquement mauvais de Mylène Farmer sont vraiment trop mauvais. Narratif qui se la joue. Encore une fois. Qui n'innove en rien. Qui ne propose rien. Qui ne sert rien. Si ce n'est un cinéaste raté qui a trouvé là un exutoire pour son "génie". Désolée pour les amoureux de Mylène qui nous lisent. Mais merde, quand on connaît la maison, on sait à quoi s'attendre.

Ici, le style c'est plutôt "sort of punky, electronica kind of grime kinda like new-wave grime, kind of maybe like more broken-beats like kind of dubbie broken beats but a little bit kinda a bit soulful like high drum n bassy but kinda more broken drum and bass..." See?
Si seulement...

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14 janvier 2007

Mon mec à moi...

Récemment, j'ai commencé à donner un tour exhib' à ma présence sur la blogosphère. Déjà, si on m'avait dit que j'écrirais blogosphère avec tant de naturel et sans faute, je me serais bien poilée, je vous dis que ça...

Bref, fière de cette lancée, je vous montre mon mec.

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Ouais j'avoue, c'est aussi parce que j'ai rien à écrire, là, de suite...
Question à deux bolivianos : je l'appelle comment?
Pour rappel :
Eugène, déjà pris, check
Mitch, déjà pris, check
Jean-Mi, déjà pris, deubeul check (si on compte aussi Jean-Mi Directeur)
Martin déjà pris, check (pas que je fantasme sur feu mon nostre (pourquoi j'ai mis "mon", je m'demande, tiens) poisson rouge, hein, mais du coup, si j'ai un amoureux qui doive s'appeler Martin, ça me fera bizarre).

Bon, finalement, ce sera Julien Brioche (et ceci est un EDIT comme on dit dans le jargon). Enfin, et pour continuer dans le uber-sulfureux, j'ai envie de vous dire que j'ai la voix de Marlène Dietrich, la classe en moins, les glaires en plus (Amis de la poésie bonjour).

 

Pour finir, après avoir parlé sesque, je vais parler caca. Parce que, et c'est bien connu, la merde est la deuxième chose la plus intime de soi après le sesque. Ou l'inverse, j'sais pas trop. De là à dire que faire de l'introspection sur un blog reviendrait à étaler la merde là où il n'y en a pas...
Alors déjà, je voudrais savoir qui est le sac à merde qui a décidé qu'un ordinateur devait fonctionner uniquement sous alimentation en électricité. Chiottes.
Deuxièmement, une anecdote du quotidien qui nous ramène à notre basse condition de chieurs et de chieuses. Manger chez Bocuse, c'est cher et bon. Mais cheeeeeeer. J'ai pas les prix, là, mais si on s'en tire pour 150€ on est chanceux, nan? "Et quand tu sais que tout ça finalement, ça finit dans du caca, quand même..." Remarque d'Alice (copine, ndlw). Moi ça me fait marrer. Sinon, j'ai en ma possession un Grand Tableau Typologique de Ton Caca au jour le jour, gagné à la sueur de mon front sur un blog voisin (celui de la Morue) il y a quelques semaines. Voilà. Et c'est rigolo.

 

Ouais c'est la gouache de se livrer complètement on ze ouebbe, j'adore, c'est foune.

Posté par Lil Virgo à 23:21 - Et moi et moi et moi - Commentaires [70] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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