20 juin 2008
It's a small world after all
La vision du monde dans l'ordinaire américain.
A ma droite, Walt Disney au début des années 1960, dans une attraction créée pour l'UNICEF.
(ne me remerciez pas pour la rengaine entêtante)
A ma gauche, le formulaire d'inscription pour une université américaine. Rubrique "Ethnicity":
- Chinese
- Asian Indian
- Japanese
- Korean
- Other Asian/Pacific Islander
- American Indian/Alaska Native
- African
-
African American
- Black, Hispanic
- Black, Non-Hispanic
- West Indian
- Central/South American
- Chicano (!!!!!!!!)
- Puerto Rican
- Hispanic-Other
- White, Caucasian
- Biracial/Multiracial
- Other
Ce qui ressort de cette jolie carte du monde par nos amis américains:
- on a même prévu l'arrivée des martiens (catégorie "Other")
- il y a un "blanc" dans la carte (si je puis dire): sauras-tu retrouver lequel?
19 mai 2008
La danse de l'été
Autres titres envisagés : "La Nouvelle Star quand ça déchirait" ou "Julien Doré tu es sex"
05 avril 2008
Junior revisited
Moi quand on me dit "transexuel", j'ai tendance à penser Dana International. Ou alors la connasse du Queen à voix de robot qui voulait pas me donner de sucette. Culture GLB&T à mort, en somme.
C'était avant... ça. Ca fait 10 jours qu'on en parle, maintenant, voici la photo, dévoilée chez Oprah avant-hier.
Surprenante Madonne, n'est-ce pas?

Voici Thomas Beatie. Il est marié depuis 5 ans, et avec son épouse, Nancy, ils cherchent à avoir un enfant. Cependant, Madame ne peut pas avoir d'enfant. C'est donc Monsieur qui joue le rôle du "père porteur". Après Schwarzie dans un film tout à fait oubliable des années 1990 (Junior, pour ne pas le citer), Beatie réussit le double exploit de faire un remake plus réussi que le film d'origine et d'être le premier homme enceint de l'Histoire. Il faut dire que tous les moyens de promotion ont été mobilisés. Marketing viral sur le net depuis le 25 mars, talk show chez Oprah Winfrey, scandale éthique dans les médias, dérapage de Letterman (a scandalous freak show), interview exclusive d'une bonne heure, affiche du film artistiquement mise en scène...
Le synopsis : Thomas était autrefois Tracy, fille élevée à Hawaï par un père célibataire après la mort de sa mère.
Quand Thomas était Tracy, c'était une Miss, une dauphine de Miss Hawaï. Belle meuf, quoi. D'ailleurs, quand on montre à Thomas des photos de Tracy, il reconnaît que c'est une belle femme, et qu'il aurait pu se trouver très belle à l'époque... si ça avait été quelqu'un d'autre. A partir de 22 ans, elle commence à se sentir plus à l'aise avec les filles, et à adopter une démarche masculine. Question à 2 dollars d'Oprah: pourquoi ne pas simplement avoir pris des vêtements d'homme et être devenue goudou?
C'est là que ça devient intéressant. Thomas/Tracy revendique le rôle
social d'un homme, il ne s'agit pas simplement d'une préférence
sexuelle. Tracy voulait être reconnue comme un homme hétéro dans la rue
et pas comme une femme lesbo. Du coup, j'ai enfin compris ce qu'il y avait derrière le discours de "l'erreur à la naissance" ou derrière la rhétorique du "je suis dans le mauvais corps, je me sentirai plus naturel(le) une fois l'opération de changement de sexe menée à bien". Au-delà de la sexualité, c'est la question de l'être social qui est en jeu. Tracy devient Thomas, se range dans une vie d'homme marié de l'Ohio et veut avoir des enfants avec sa femme. Ayant conservé son utérus, il propose de porter son futur enfant.
L'histoire a tout pour être racoleuse à mort, et pourtant... Thomas n'est pas revendicatif, il est assez touchant. Il y a comme un sentiment d'état de grâce qui plane autour de ce personnage. Le plus surprenant, c'est sans doute le naturel avec lequel on peut parler de Thomas au masculin, même alors qu'il entame son sixième mois de grossesse. Lors de sa venue chez Oprah, ce ne sont ni les quolibets, ni les hourra qui l'ont accueilli, mais un public silencieux, sidéré et visiblement très ému par cette histoire. Bref, on l'aura compris, c'est moins de GLB&T qu'il s'agit que d'une bonne vieille culture white trash des familles, de ce que l'Amérique peut nous offrir de mieux et rien que pour ça, on aime.
C'était la love-story du jour, proposée par Tom Beatie. Bye bye, les mouettes.
22 mars 2008
Soyez sympas...
Dans une interview, Michel Gondry expliquait que son dernier film, Be Kind Rewind, était une critique de la passivité à laquelle conduisait une situation d'extrême consommation, de spectateurs qui reçoivent sans rien faire les films qu'on leur propose. Dans Be Kind, Rewind (je me REFUSE à utiliser le titre français), le spectateur devient actif et reprend le contrôle du cinéma. À partir de l'initiative de deux bras cassés, nos spectateurs supposément passifs refont leurs films préférés avant de passer à la création pure, en réécrivant l'histoire de leur communauté, à travers la biographie fictive d'un jazzman légendaire.
Dans le prolongement direct de cette démarche, Gondry propose de ne pas rester uniquement spectateurs du suédage* qu'il met en oeuvre dans ses films :
http://www.dailymotion.com/group/103122/
L'idée est simple : Mitch nous a montré la voie, à nous de la suivre. Un concours est organisé jusqu'à Mercredi prochain, et à chacun de soumettre sa version "suédée" d'un film culte, avec une petite récompense à la clé pour le meilleur (tout en partant du principe que la vraie récompense, c'est le plaisir procuré par la re-réalisation maison d'un monument du cinéma). Ce concours apporte incontestablement une dimension au film de Gondry. On quitte l'univers du vidéo-club, de ses Ghostbusters et autres Rush Hour 25, pour se retrouver dans l'univers Youtube et de ses films ultra-récents disponibles en streaming avant de l'être en salles obscures ou en DVD. Autant dire que la sélection de films est souvent bien plus récente et moins réservée aux initiés (notons qu'ici, initié = nolife). Ratatouille et de Into the Wild côtoient ce bon vieux Mad Max et ses potes les Gremlins.
Le plus de la démarche, c'est que, comme dans le film, on recrée la connivence non seulement autour de la connaissance quasi-érudite d'un film mais aussi à partir de notre lien avec les wannabe réalisateurs qui se cachent derrière ces youtuberies. Par exemple, le Fantasia 2008, c'est un pote de pote qui l'a fait.
En fait, une question me taraude (ça m'arrive des fois - souvent) : c'est quoi le plus intéressant dans le propos de Gondry? À ma droite, l'esthétique du Do-It-Yourself qu'il défend et dont le film est un véritable manifeste. À ma gauche, l'hommage presque involontaire qu'il rend au cinéma d'entertainment, à ces superproductions hollywoodiennes qui, par leurs ficelles parfois un peu épaisses, sont plus réjouissantes qu'agaçantes ou téléphonées. Gondry, toujours dans la même interview reproche vaguement à ce cinéma d'être un brin abrutissant (brrr), mais ne démontre-t-il pas que le cinéma de genre a encore de beaux jours devant lui?
Faites vous plaisir les cocos, allez checker un peu ça et soyez sympas, votez!
* suédage = technique cinématographique consistant à reproduire avec les moyens du bord les meilleurs moments d'un film donné. Un film suédé dure rarement plus de quelques minutes. Technique créée par Michel Gondry à l'occasion de son film BeKind, Rewind (mais allez le voir, bon dieu!!!)
10 mars 2008
Fall from grace
Ce post pourrait avoir 3 métros de retard. En vérité, il s'agit de l'émanation d'une déception que je n'arrive pas à avaler depuis un bon mois.
Timbaland est pourtant quelqu'un de très honorable.
C'est grâce à lui et à ceux qui s'en sont inspirés que cheesy R'nB et Pop acidulée ont pu devenir respectables ces dernières années. Dans la lignée des Neptunes et autres producteurs de génie, tout ce qu'il a touché est devenu or. Il a fait d'un minet de boyband une star mondiale à crédibilité artistique indéniable, il a dominé les hit parade mondiaux pendant toute l'année 2007 à travers pas moins de 4 poulains, il est une des personnes grâce à qui commercial, crédible et novateur ne sont plus antithétiques.
C'était avant le drame. Double, le drame :
- 1- Le featuring raté de Timbaland.
La morale de ce clip : c'est pas beau de faire les poubelles de FutureSex/LoveSounds. Tout est pillé, de l'esthétique du clip aux arrangements, en passant par les mimiques et les rengaines chantées par un sex symbol du pauvre.
- 2- Le clip raté de Timbaland.
La morale de ce clip : La francophilie est décidément à la mode, et Timbaland en garde le meilleur. Fous ta cagoule, ça l'a marqué. À ceci près que Mickael Youn était volontairement drôle, lui. Et encore, je ne parle que du clip par pudeur à l'égard de la vulgarité et de la médiocrité de cette chose.
Je crois que le bon vieux Timbo illustre assez bien la légende de la roche tarpéienne, celle qui dit qu'il n'y a qu'un pas du sommet au précipice... Arx tarpeia Capitoli proxima. Ça me fait de la peine, tout ça. Beaucoup de peine.
20 février 2008
C'est arrivé la semaine dernière
1 : Mettre le lien de la personne qui nous a tagué. Jack Larsen : http://jacklarsen.canalblog.com/
2 : Mettre le règlement du tag sur le blog. Dont acte.
3 : Mentionner 6 choses, habitudes ou tics sans importance sur nous même. Cf. infra.
4 : Taguer 6 personnes à la fin de notre billet en indiquant les liens de leurs blogs. Je connais que 3 blogueurs, c'est Nina, Gyom et Histoires Médiévales, mais la première aime pas les chaînes, le 2e a perdu 5 milliards d'euros avec sa boîte donc mieux à foutre, la 3e ... Ben allez en fin de compte, explique moi 6 trucs sans intérêt mais marrant de l'histoire médiévale, allez hop!
5 : Avertir directement les personnes taguées sur leurs blogs. Cf. supra.
Les 6 trucs qu'on s'en fout un peu...
- Je suis très contente de savoir que John McTiernan va refaire des films, c'est la vraie bonne nouvelle du cinéma... Yippee Kay Yay, you motherfucker!;
- Mon futur presque beau frère (c'est vraiment sa dénomination officielle) est CRS. Un CRS sympa (marrant, non?);
- J'ai redoublé ma deuxième année de flûte à bec quand j'étais en CM2. De dépit, j'ai arrêté la musique;
- Quand j'étais en CP, je regardais Mary Poppins tous les jours;
- Des fois, cette année, j'ai mis mon réveil à 6h25 du matin pour pas rater Fraggle Rock sur Gulli;
- Mon premier CD c'était un Best Of d'Elton John.
11 février 2008
In case you missed it...
Je suis partie une semaine loin du monde (c'est-à-dire que je n'étais pas connectée à Internet, et que ma seule communication téléphonique m'a coûté la bagatelle de 60 euros, voyez-vous).
Pendant mon absence :
-un plouc a épousé sa future tondue (mais j'avais quand-même le 20h, donc ça, pensez-vous, je le savais)
- Amy Winehouse a cassé la baraque aux Grammy (quand je suis partie, elle était en rehab)
- Britney.... ben je sais plus, en fait. A mon dernier check, elle s'exhibait avec son paparazzo qui diffusait les sms qu'elle lui avait envoyés, et ses parents avaient lancé une mission sauvetage.
- Rihanna a recommencé à s'habiller, mais mal, très mal (pour rappel, dans son dernier clip, les producteurs ont lancé des économies de budget en ne lui fournissant que des sous-vêtements).
-Justin aurait largué Jessica Biel (en même temps, dans mon souvenir elle était jolie, là elle semble affublée d'un blond pisseux des plus moches)
- Paris Hilton n'est finalement plus lesbo (la dernière fois, elle s'emballait avec la fille de Jack Bauer dans un club pour goudou)
- Lindsay Lohan est finalement re-addict (la dernière fois, elle était nominée aux Razzie Awards et travaillait pour la Croix Rouge en gros)
- deux semis-stars sont allées en rehab, dont une vulgaire et une
mauvaise actrice, pas une perte énorme, donc (la dernière fois, on s'en
foutait)
Alors deux choses me sont venues à l'esprit :
- d'une on s'en fout un peu, quand même (et note pour Britney : à force elle devient un peu prévisible et monotone, elle doit innover, je sais pas, adopter un cambodgien et devenir juive orthodoxe par exemple, là ce serait vraiment décalé).
- de deux, pourquoi cette addiction???
Alors voilà, j'ai un terrible problème. Est-ce que chez vous aussi, la page de PerezHilton fait bugger Firefox et ferme tout? Parce que c'est vraiment dur à gérer. Si non, mettez-moi au jus : j'ai raté quoi entre le 1er et le 10 février????
14 janvier 2008
Le cas Britney
Mots clés : "from Britney to Shitney", "Avant/Après", "apologie", "Britney, ses trucs et astuces", "Britney Goodies" (et "I love you Perez")
Aujourd'hui, dans le métro, la couverture de Public était vendeuse : la maladie mentale de Britney Spears. C'est-à-dire que depuis sa mémorable foirade aux MTV VMA, Britney a : perdu la garde de ses enfants au profit d'un pique-assiette sans avenir, rendu publique son addiction aux anti-dépresseurs, dû offrir des places de ciné gratos pour tout achat de Blackout, couché avec un des paparazzi qui la harcèle, kidnappé ses momes, été maintenue en "suicide watch" à l'hôpital, été diagnostiquée bipolaire. Sans compter qu'elle continue de rivaliser de mauvais goût vestimentaire avec Courtney Love et qu'elle persiste à penser que grimacer face à la caméra ou se promener sans culotte, toute cellulite à l'air, c'est rigolo.
Pourtant, pourtant... Britney a vachement la classe et je vous le prouve.
1 - Photoshop facile avec Britney Spears
Britney est d'utilité publique.
D'aucuns
diront que la suite créative d'Adobe est fort dure à maîtriser.
Heureusement, Britney est là depuis 2 ans pour nous donner les trucs et
astuces qui rendent l'utilisation de Photoshop plus
performante. Elle nous a montré comment masquer une acné disgrâcieuse,
comment avoir l'air enceinte et sexy, comment être fraîche comme une
rose en sortant de cure de désintox... Sa dernière innovation :
après des fêtes riches en
calories, vous vous demandez comment perdre tout votre poids. La
plupart des magasines féminins font leurs gros titres des régimes de
stars. Britney s'en fout : c'est son ordinateur qui se chargera de la faire
paraître aussi svelte qu'une oie blanche sobre et nourrie à la salade.
On comprend mieux le sens de "I'm Mrs. 'She's Too Big Now She's Too
Thin'". Merci qui?
Merci Britney!
Petite précision malgré tout : la manipulation semble
n'être possible qu'en dessous des épaules, attention à la carrure de
déménageur...
2 - Britney est un personnage intéressant
Britney est post-moderne.
Britney nous propose une réflexion intéressante sur une addiction à
l'image de soi, et sur notre propre impudence à se fasciner pour un
comportement plus autodestructeur qu'extravagant, à s'en délecter,
voire à l'admirer. Les divagations de la star sont en eux-mêmes une
forme d'expression artistique.
Plus elle tombe bas, plus on l'aime. Avant, on singeait une écolière coquine pour Mardi-Gras. L'icone d'aujourd'hui, c'est celle
qui est venue se ridiculiser devant tous ses confrères, débordant de
toutes parts d'un bikini ne l'arrangeant pas, affublée d'extensions
dont une strip teaseuse de Pigalle ne voudrait pas. En témoigne le
nombre de personnes déguisées en "Britney aux VMA" lors du dernier
Halloween, l'un d'eux a même gagné le prix du meilleur costume dans un
bar à pédés d'East Village...
3 - Becoming Mrs 'Lifestyle of the Rich and Famous'
Avant tout, Britney, à ses débuts, c'était ça:
Avec les danseurs qui forment un coeur, le regard de chien battu, un timide petit nombril, l'amour à la plage...
Maintenant, Britney, c'est ça:
Comme le souligne, à fort juste titre, Kingbibine, futur recalé au BEPC de son état: "malgré tou ce qon peu dire sur britnet cette ziq c une turie".
La dépression de la demoiselle est sans doute la meilleure chose qui lui soit arrivée artistiquement. Je m'emballe peut-être mais cet autobiographisme lui va à ravir. On y voit tout le jeu de fascination/répulsion à l'oeuvre entre l'opinion publique, les paparazzi, et Britney (jeu déjà présent dans Gimme More). Du reste, les qualités vocales de la demoiselle ayant sévèrement décliné depuis quelques hectolitres de bière, 500 cartouches de clopes, et on ne sait trop quelles autres substances plus ou moins licites, la vedette est donnée aux arrangements sonores et à la production, Britney Spears devenant elle-même plus un symbole qu'une interprète. Pour notre plus grand plaisir. Britney n'a plus de voix, on lui fait des effets artificiels de robot, mais la qualité de la production est à la hauteur du phénomène que représente désormais la star.
Le problème étant que la seconde meilleure chose qui puisse arriver à Britney Spears serait son suicide ou sa mort tragique dans un quelconque accident lié à son mal-être ou au harcèlement dont elle est victime...
Deux attitudes à adopter :
- la posture dite "cynico-sordide", ou comment gagner facilement et à peu de frais une PS3 grâce à ce sympathique site web :
http://www.whenisbritneygoingtodie.com/
- la posture dite "cynico-affectueuse". Voici votre prochain achat si, comme moi, vous pensez qu'avant tout, cette brave jeune fille, elle a grandi avec nous, et que vous pouvez pas vous empêcher d'avoir malgré tout un petit sentiment de familiarité avec elle...
La question que je me pose est de savoir si avoir ce t-shirt, c'est témoigner une certaine compassion ou exhiber cette fascination pour une descente aux Enfers qu'on souhaiterait voir aller plus loin, pour le panache (décidément, bravo Britney):
Après, vous pouvez vous en foutre aussi...
06 décembre 2007
L'idée cadeau de la semaine
Des autocollants pour ordinateur. Ca a l'air con comme ça. Mais le résultat peut être saisissant.
Amis de la magie de Noël, bonsoir. Les autres cassez-vous, je vous hais.
- étape 1 : faites-vous offrir un MacBook. Cela nécessite d'avoir une connaissance qui a pas mal de pognon, c'est vrai. Mais de toute évidence, c'est une solution économique puisque ces autocollants vont mieux avec le noir ou le blanc qu'avec l'argenté. Vous avez donc déjà fait économiser à votre papa chéri/grand père mourant/banquier haineux la modique somme de 700 euros, différence moyenne entre un MacBook et un MacBook Pro.
- étape 2: demandez pour Noël un deuxième cadal, l'autocollant pour Mac, qu'on trouve sur le site de Cool Hunting. Cela nécessite d'avoir un ami qui connait Cool Hunting, c'est vrai. Mais bon, je peux pas être derrière vous tout le temps pour vous dire comment faire, non plus. Bon OK : appâtez le chaland avec une robe orange ras le sous marin et des bottes. Simple, efficace.
- étape 3 : au pied de votre sapin, jovialement, retrouvez votre esprit d'enfant qui collait des gommettes sur des pots de yaourt pour en faire des pots à crayon spécial fête des mères. Faites une sélection de couleurs, appliquez-vous, donnez libre cours à votre imagination et admirez le travail.
- étape 4 : allez vous pavaner dans un Starbucks ou un endroit WiFisant plus select. J'en ai fait l'expérience, c'est la classe ultime. Il est cependant déconseillé d'aller dans un parc en cette saison. C'est vrai qu'on remercie tous Bertrand d'avoir WiFisé les Buttes Chaumont et le Luco, mais de fait, l'humidité est nuisible à la durée de vie d'un MacBook. Et non, je n'en ai pas fait l'expérience, je ne suis pas stupide, voyons...
- étape 4 bis : comme vous êtes déjà dans la joie de vivre du Mac joli décoré et de l'esprit de Noël, assortissez votre bragging attitude d'un petit clip quand vous rédigez votre note pour votre super blog pas du tout délaissé.
Y a pas de quoi, bonne soirée.
19 septembre 2007
King of Fire
A ma gauche, Johnny Cash, the man in black, une des personnalités les plus austères du rock'nroll hall of fame (même si c'était par ailleurs un alcoolique notoire): il a quand même écrit une chanson sur la fidélité dans le mariage.
A ma droite, Elvis, the King,
l'homme que l'on a rendu responsable des émois précoces de toutes les
adolescentes des années 50. Celui dont le déhanché est entré dans
l'histoire avant même le succès de Forrest Gump.
C'est marrant, je trouve pas vraiment d'accroche pour faire partager ça.
Je vais reprendre les termes de l'interprète, c'est plus simple...
Ce qu'on demande à un artiste pour entrer dans l'histoire, c'est de personnifier un courant culturel. Ce qu'on demande à un chanteur en 1959, c'est de personnifier le Rock'n Roll (ce que tente désespérément Johnny Halliday en France depuis environ 50 ans, malheureusement pour lui - et pour nous - sans succès). Mais le problème, lorsqu'on devient une icone, c'est d'être souvent imité, jamais égalé. On cherche la recette, les trucs en plus, quitte à sombrer dans la caricature. Et lorsque Johnny Cash s'amuse, avec succès, lui, à "imiter un chanteur de Rock qui imiterait Elvis", ce qu'il montre du doigt, c'est le point auquel le King en est venu à personnifier le Rock. Je crois qu'en fait, le message, c'est : be yourself, man.
Oh et puis merde, regardez, les amis, c'est marrant, c'est touchant, et ça met de bonne humeur.
A ma gauche, Johnny Cash chante Heartbreak Hotel, un des premiers succès du King.
A ma droite, Elvis chante Folsom Prison Blues et Walk the Line, les premiers succès de l'homme en noir.


