Chicas de Puta Madre

Sort of punky, electronica kind of grime kinda like new-wave grime, kind of maybe like more broken-beats like kind of dubbie broken beats but a little bit kinda a bit soulful like high drum n bassy but kinda more broken drum and bass blog...

09 juillet 2006

Footrement à fond

Alors. Le mondial de foot se finit. La France s'en est pas mal tiré. Si, putain de bordel de mourde, les Italiens, y z'étaient forts, quand même, faut pas l'oublier! C'était pas une finale France-Iles Féroé, non plus, faudrait pas l'oublier. Bon, c'était la seconde Virge est grand seigneur, elle sait reconnaître une défaite avec classe. Non, en fait elle s'en fout. (Pitiéééé, que mon père ne trouve jamais ce site, je me fais déshériter direct).

Bon. Nous, au B15, on regarde le foot, genre. Pour suivre le mouvement? Non. Pour faire les meufs qui sont des gars? Non plus. Pour être contre le cliché du "les filles ça aime pas le foot"? A la rigueur... Par parisianisme? Non, mais ho! Non, c'est juste que c'est rigolo de regarder le foot, quand on est une fille. On commente un peu tout. Déjà, permets-moi de te dire, Ami Lecteur, ami footeux, que Nyfouille et moi-même, on a été d'une justesse hallucinatoire sur tout ce dial-mon. Bon, j'ai été aidée en régie par mon frangin. Mais déjà, c'est un jeu, et donc c'est rigolo à regarder. En plus, des fois, y a des joueurs qui sont beaux.
Alors, une fille qui mate le foot, c'est quoi?

- anticipation de match (de justesse supérieure).
Nyfah : et tu sais que i vont  ptet perdre dimanche
Argumentation subséquente : (del piero a un bien  plus joli nez que zizou)

- analyse plus structurelle.

Virgo : les  ritalo, ils en veulent, et ils nous en veulent
Nyfah : lippi c'est le coach  de fou - le pro du coaching. ouais et puis leur  chamionnat se casse la gueule donc bon....i zont la  hargne. lippi il use l'adversaire et il fait rentrer hop hop hop del piero pour les 10  denières minutes il marque.

-Footballogie comparée.
Virgo : moi,  de toutes façons, ceux que j'aimais bien, y sont tous dégagés
Nyfah : mais par contre  canavaro les cheveux loin lui allaient sans doute aussi bien. t'aimais bien  qui?
Virgo : beh  raul, lampard  & beckham
Nyfah : tu viendras mater des  matchs en anlgeterre
Virgo : cristiano  ronaldo, bien que con et jeune et imberbe
Nyfah : ouais je trouve qu'il  fait trop "britney spears du foot"
Virgo : figo, pour  le côté "hombre"
Nyfah : ouais le cow boy. figolu ouais. un peu renfrogné quand  meme
Virgo : le  gars qui un peu va te montrer la vie, ouaip, p'tite gamine
Nyfah : ça c'est sur. kaka.
Virgo : kaka, il  fait un peu premier de la classe
Nyfah : ouaissssss mais j'aime biennnnn  justement. le coté boy scout ça a son charme.
Virgo : et  rooney, nan? (est-ce  utile de préciser que c'était une blague?)
Nyfah : par contre,  franchement tu le trouvais pas - Oui j'avais pigé - bien l'entraineur  allemand?
Virgo : je  vois plus, là
Nyfah : avec sa ptite chemise
Virgo : mais  il me semble que oui, classouille
Nyfah : blanche tout svlete et  blond. pas mal pour un  entraineur.
pas come les gros  entraineurs qui suent en survet
Virgo : scolari?... à tout hasard...
Nyfah : eheh, par exemple.

-Création d'éthos.
Nyfah : et mais on s'y connait  trop
Virge : mais  grrrraaaave! en  plus c'est classe, on fait les meufs qui matent le foot, mais pas par mode,  juste parce que de tempos en temps c'est sympa. genre on  connait pas QUE la france.
Nyfah : tout à fait d'accord avec ce que tu viens de dire. pfff les mecs/les  meufs. mais kessse sa veut  dire heinnnnn??
Virgal : on  garde notre fémininté dans notre matage de foot, au contraire
Nyfah : pfff j'ai pensé à nous  et je me suis dit: ouala ce que tu viens de dire
Virgal : vu  qu'on se permet des remarques sur la tactique de l'entraineur, tout en  appréciant le fessier de beckham
Nyfah : pasqu'on mate en meme  temps aussi... la feminité dans toute  sa magie!

Ou comment redéfinir les relations de genre et l'identité sexuée à travers un ballon rond. ('scusez, déformation professionnelle, là)

Posté par Lil Virgo à 10:11 - Au temps du B15 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mai 2006

Message politique

Un peu l'image du jour, on va dire... Digne de la chanson politisée du B15. Karma voulait le voir, les meufs vont adorer, perso, je suis fan...

Mean_People_Suck

Posté par Lil Virgo à 15:37 - Au temps du B15 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2006

Martin

En ce jour de fête du poisson, je voulais rendre hommage à un des pensionnaires de notre deuxième appart lyonnois, Childebert, donc, pas le B15, pour les derniers losers qui suivent pas.

Childeb', c'est un appart' qu'on avait pris avec Nyf en plein centre de Laïonne, dans la rue du même nom, genre un endroit hallucinatoirement moelleux et ouf' de SMLP. Un appart' pour trois, mais qu'on était que deux dedans. Ce qui nous a permis d'expérimenter plusieurs sortes de 3e larron, de Sebbie, steak hâché man, l'homme qui concentre toute la beaufitude de la terre dans son mètre sûrement 72 (Sebbie, si tu nous lis... t'es un blaireau et tu nous dois toujours 60€ pour la facture d'électricité de mars-avril 2004), à Fout', l'homme qui fantasmait sur les présentatrices d'I-Télé, et qui installait des sites de cul en homepage de l'ordi de Nyfah (Foot', si tu nous lis... tu deviens quoi, on pourrait se boire une memousse un de ces quatre!). Il y a eu aussi Claudia, dont je ne vais pas rappeler les talents culinaires, de peur de faire frémir Nyfah de jalousie, n'est-ce pas.

Enfin, il y a eu Martin. Martin, c'est un peu la seule concession faite par les meufs du B15 à l'idée de posséder un animal de compagnie. Parce que quitte à sacrifier à cette coutume mémérisante et beurgeoise au possible, autant avoir un animal le plus crétin et le plus moche possible. Pourtant, Martin est avant tout une star. C'est aussi pour ça qu'on l'accueillait dans notre paradis bohémo-débile de normaliens décérébrés, d'ailleurs. Quelque part, il avait des trucs sympa à son actif, une pièce de théâtre et un court métrage. Et comme tout artiste, il était neurasthénique. Oui, Martin avait le style de l'artiste maudit et nouvelle vague à la fois, moche et dépressif, boulimique et scatophile, le genre de gars qui aurait pu dire, à l'instar de Maurice "Vous ne m'aimez pas, eh bien moi non plus!". Martin, c'était ça. Sauf que finalement, de par sa prime condition de poisson rouge, Martin ne risquait pas de dire une chose pareille, vu qu'il savait pas parler.

Martin, c'était un peu notre rayon de soleil pendant la rédaction de la maîtrise. J'avais même quitté ma tanière originelle (ma chambre, mon lit), pour élire domicile au salon, sur le canapé, bien en face de la cheminée. Le bocal de Martin se trouvait sur le manteau d'icelle. Martin était un merveilleux poisson de compagnie, parce qu'à chaque fois que je relevais la tête pour réfléchir, je le voyais frétiller dans son bocal, c'était touchant. Puis Martin, il fallait le divertir. Ami lecteur, tu me crois si je te dis qu'il frétillait en rythme sur Get Busy? Non? Tu devrais... Martin, il fallait lui parler. Je passe sur les instants où quand même, je restais dans ma chambre, et que j'entendais Nyfah dans le salon "Maaartin, Martin ça va? Ouh Martin!!". Du coup, après, il était plus du tout neurasthénique. Martin, il fallait le nourrir. Avec les paillettes, on en avait même deux sortes, les multicolores et les gold... Ca puait un peu, mais ça le dérangeait pas, il avait l'air au contraire de surkiffer ces paillettes. Enfin, pas autant que son caca qu'il se délectait pas mal à ingérer aussi. Martin, il fallait le protéger. Contre les fâcheux du type Jojo qui, dans une cruauté inouïe, s'amusait à molarder ou à mettre ses cendres dans le bocal, pour voir s'il allait manger. Martin, l'était pas difficile, évidemment qu'il mangeait.

Enfin, il a fallu faire les funérailles de Martin. C'était un soir. On regardait un Tramway nommé Désir avec Nyfah, après avoir vérifié si la Smirnoff ressemblait pas un peu à de l'alcool de parmesan. D'ailleurs, ami lecteur, ça a complètement un goût de parmesan. Claudia est arrivée dans le salon, elle était allée boire une bebière, elle a vu qu'il bougeait plus. Avec Nyf, on a répondu de concert "non non, il dort". Bon, c'était peu crédible. Le lendemain, j'ai constaté le décès. Martin flottait à la surface du bocal. Fanny l'a inhumé... dans les toilettes. N'empêche, Martin, il manquait tout plein après. Quand j'allais dans le salon, je relevais la tête vers la cheminée, et y avait plus qu'un bocal vide. Y a pas, c'était tristoune.

Mais une chose est sûre. Martin, c'était un peu l'animal de compagnie le plus rigolo, le plus frétillant, le plus absurde de la terre. Et le plus moche aussi.

Posté par Lil Virgo à 10:21 - Au temps du B15 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2006

Lyon Story

Etre à Lyon aujourd'hui, ça me fait un peu tout bizarre... Genre retour dans la ville que j'y ai habité 3 ans, tout çaaaa, bilan, etc. Plusieurs choses me viennent à l'esprit. Déjà, la bib de l'école est plus vide que jamais, sont pas sérieux les agrégatifs cette année. Sohnette avait presque une heure de retard en cours aujourd'hui, lannée dernière elle se limitait à 20 minutes, sont pas sérieux les profs cette année. En plus, l'état sanitaire des chiottes de ladicte bib laisse à désirer : chasse d'eau pas tirée, le papier, c'est celui qui est tout méchant et qui fait mal (un peu comme du papier journal), et le sèche-mains marche pas. Font mal leur boulot les femmes de ménage. Tout fout le camp, ma bonne dame.

Surtout, ça me fait me souvenir de plein de choses, et je me rends compte que j'ai peut-être pas assez fait justice à Childebert dans ce blogue. Childebert, c'est le nom de notre appartement de Laïonne, d'après le nom de la rue, en fait. Alors je profite des claviers tout pourris de la Bib pour réparer la chose, et même que le vieux en face de moi il va me regarder tout bizarre (ben oui, les touches elles sont bruyantes).

Donc qu'est-ce qu'une colocation réussie? Je pose la question parce que jusqu'ici, en parlant de la life avec Nyfah, j'ai surtout dit qu'elle fumait des clopes au matin et que c'était relou. Mais bon, il y a pas que ça. Est-ce qu'une cooloc réussie, c'est quand on est trop des amies, qu'on s'aime, qu'on fait l'amour, et qu'on est heureux? Sans doute. Mais ça serait un peu chiant aussi. Non, la coloc qui réussit, c'est celle où malgré les prises de tête, c'est quand même cool (en plus, je soupçonne la première version d'être quelque peu hypocrite, enfin passons). Alors la bonne colocation se repère à quelques indices, malgré les clopes du matin, malgré les cotons laissés sur le rebord de l'évier ou les cadavres de bouteille de bière un peu partout dans l'appart. Ou, version Fanny, je suppose, malgré les remarques pète-sec sur le désordre, malgré le non-faisage de vaisselle et de cuisine, malgré les portes claquées et le parlage trop fort au téléphone (c'est pas de ma faute d'abord, j'entends pas bien la profondeur des sons).

Exemples de réussite d'une colocation :

- quand tu stresses pour la rédaction d'un mémoire de 140 pages, la coloc' te répond : "Attend", prend son paquet de clopes, et t'invite à aller dans le salon. Pourquoi les clopes : "Parce que ça va être long", qu'elle te répond.

- quand t'avais déjà fait une coloc avec la même personne et 2 autres potes (c'était ça, le B15, ndlw), les 2 autres s'estiment toujours colocataires de toi. Alors, de temps en temps, il y en a une qui sonne, qui monte, parce qu'il lui  restait 3 oeufs dans le frigo, et comme vous avez encore des tomates et du chèvre, on peut se faire une bonne omelette!

- quand tu pars en vacances avec, entre autres ces 3 colocs, et que même si tu fais pas les courses avec elles,  elles pensent non seulement aux Chocapic (en s'excusant de n'avoir trouvé que des Chocos), mais en plus, elles pensent au lait écrémé!!! (alors que Nitouche boit du lait entier, et que Fanny a les mêmes positions idéologiques sur le lait écrémé que sur la purée en sachet... Modivi, elle avait pas fait les courses non plus, elle était avec moi, à la gare de Jaen)

- il y a des conflits. Personne ne peut le nier. (je viens de faire fuir le vieux devant moi avec mon cataclap cataclap de clavier bruyant) Donc le conflit. Quand t'es coloc, ça prend des proportions dramatiques... Par exemple, ta coloc (moi en l'occurrence) peut venir te voir, les larmes dans la voix "Ca fait 3 jours que tu m'adresses pas un mot. J'en déduis qu'en fait tu ne m'as jamais considérée comme une amie." Du coup, la nana en face (Nyf, donc) te répond "Attend", prend son paquet de clopes, et on va se faire un genre de mise au point en cuisine. Mais plus tard, elle frappe à la porte de la chambre de toi : "jai acheté du veau chez le boucher... si tu veux on peux faire un sauté avec des carottes et des tomates..." Et là, mes amis, it iz ze reconciliaicheun (c'est la réconciliation).

Anecdote qui vaut largement un buvage de bières de 18h à 1h du mat', quai de la pêcherie, à la fin d'une année riche en engueulades, mais dont le bilan a quand même été le suivant :"Putain, en fait, elle a trop marché notre colocation. Je pourrais pas habiter avec quelqu'un d'autre pour passer l'agreg. On est trop fortes, trop cools et trop belles!"

Est-ce à dire que le ciment d'une colocation et les bases d'une amitié se trouvent dans le manger et le boire? Eh ouais mon gars! Mais c'est complètement normal en plus!

Posté par Lil Virgo à 18:58 - Au temps du B15 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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