22 mars 2008
Soyez sympas...
Dans une interview, Michel Gondry expliquait que son dernier film, Be Kind Rewind, était une critique de la passivité à laquelle conduisait une situation d'extrême consommation, de spectateurs qui reçoivent sans rien faire les films qu'on leur propose. Dans Be Kind, Rewind (je me REFUSE à utiliser le titre français), le spectateur devient actif et reprend le contrôle du cinéma. À partir de l'initiative de deux bras cassés, nos spectateurs supposément passifs refont leurs films préférés avant de passer à la création pure, en réécrivant l'histoire de leur communauté, à travers la biographie fictive d'un jazzman légendaire.
Dans le prolongement direct de cette démarche, Gondry propose de ne pas rester uniquement spectateurs du suédage* qu'il met en oeuvre dans ses films :
http://www.dailymotion.com/group/103122/
L'idée est simple : Mitch nous a montré la voie, à nous de la suivre. Un concours est organisé jusqu'à Mercredi prochain, et à chacun de soumettre sa version "suédée" d'un film culte, avec une petite récompense à la clé pour le meilleur (tout en partant du principe que la vraie récompense, c'est le plaisir procuré par la re-réalisation maison d'un monument du cinéma). Ce concours apporte incontestablement une dimension au film de Gondry. On quitte l'univers du vidéo-club, de ses Ghostbusters et autres Rush Hour 25, pour se retrouver dans l'univers Youtube et de ses films ultra-récents disponibles en streaming avant de l'être en salles obscures ou en DVD. Autant dire que la sélection de films est souvent bien plus récente et moins réservée aux initiés (notons qu'ici, initié = nolife). Ratatouille et de Into the Wild côtoient ce bon vieux Mad Max et ses potes les Gremlins.
Le plus de la démarche, c'est que, comme dans le film, on recrée la connivence non seulement autour de la connaissance quasi-érudite d'un film mais aussi à partir de notre lien avec les wannabe réalisateurs qui se cachent derrière ces youtuberies. Par exemple, le Fantasia 2008, c'est un pote de pote qui l'a fait.
En fait, une question me taraude (ça m'arrive des fois - souvent) : c'est quoi le plus intéressant dans le propos de Gondry? À ma droite, l'esthétique du Do-It-Yourself qu'il défend et dont le film est un véritable manifeste. À ma gauche, l'hommage presque involontaire qu'il rend au cinéma d'entertainment, à ces superproductions hollywoodiennes qui, par leurs ficelles parfois un peu épaisses, sont plus réjouissantes qu'agaçantes ou téléphonées. Gondry, toujours dans la même interview reproche vaguement à ce cinéma d'être un brin abrutissant (brrr), mais ne démontre-t-il pas que le cinéma de genre a encore de beaux jours devant lui?
Faites vous plaisir les cocos, allez checker un peu ça et soyez sympas, votez!
* suédage = technique cinématographique consistant à reproduire avec les moyens du bord les meilleurs moments d'un film donné. Un film suédé dure rarement plus de quelques minutes. Technique créée par Michel Gondry à l'occasion de son film BeKind, Rewind (mais allez le voir, bon dieu!!!)
10 mars 2008
Fall from grace
Ce post pourrait avoir 3 métros de retard. En vérité, il s'agit de l'émanation d'une déception que je n'arrive pas à avaler depuis un bon mois.
Timbaland est pourtant quelqu'un de très honorable.
C'est grâce à lui et à ceux qui s'en sont inspirés que cheesy R'nB et Pop acidulée ont pu devenir respectables ces dernières années. Dans la lignée des Neptunes et autres producteurs de génie, tout ce qu'il a touché est devenu or. Il a fait d'un minet de boyband une star mondiale à crédibilité artistique indéniable, il a dominé les hit parade mondiaux pendant toute l'année 2007 à travers pas moins de 4 poulains, il est une des personnes grâce à qui commercial, crédible et novateur ne sont plus antithétiques.
C'était avant le drame. Double, le drame :
- 1- Le featuring raté de Timbaland.
La morale de ce clip : c'est pas beau de faire les poubelles de FutureSex/LoveSounds. Tout est pillé, de l'esthétique du clip aux arrangements, en passant par les mimiques et les rengaines chantées par un sex symbol du pauvre.
- 2- Le clip raté de Timbaland.
La morale de ce clip : La francophilie est décidément à la mode, et Timbaland en garde le meilleur. Fous ta cagoule, ça l'a marqué. À ceci près que Mickael Youn était volontairement drôle, lui. Et encore, je ne parle que du clip par pudeur à l'égard de la vulgarité et de la médiocrité de cette chose.
Je crois que le bon vieux Timbo illustre assez bien la légende de la roche tarpéienne, celle qui dit qu'il n'y a qu'un pas du sommet au précipice... Arx tarpeia Capitoli proxima. Ça me fait de la peine, tout ça. Beaucoup de peine.
06 mars 2008
Ce blog parle de cul
En fait non c'est une blague, la dernière fois que j'ai sexé/baisé/coïté/forniqué/été empalée c'est dans la nuit du 13 au 14 janvier (2008). D'aucuns diront que c'est une durée d'abstinence trop longue. Moi je dis qu'il y a pire.
Cela étant ça fait pas un ethos de blog de cul.
Alors c'est ça ou je vous parlais de l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France où on voit que les japonais on un idéal de bite/queue/pénis/zgeg absolument énorme et où on peut contempler le foutre/sperme/semence/purée de Salvador Dali.
Pour finir, je parle pas vraiment de cul mais : 1/y a un peu des mots vulgaires, 2/c'est un post bref.
Sur 3 critères j'en remplis 2, c'est pas mal.
01 mars 2008
Ceci est un blog de fille
... ou presque.
J'aurais pu vous raconter comment j'ai transformé une banale jupe H&M en miracle taille haute grâce à un trombone pour mon premier cours. Mais non. Ca va parler sneakers, les cocos.
Avoir des Air Max, c'est tellement so vintage que j'en rêvais depuis pas mal de temps. Sur le site de NikeID, on peut même personnaliser sa paire et avoir un modèle unique. Pas mal, non?
Verdict : on voit pas ce que t'as cherché à dire avec ces chaussures.
Ma foi c'est pourtant simple.
Une base blanche qui représente la grammaire classique de la basket depuis la nuit des temps, un côté sport totalement affiché, associé à un coloris brun motif "alligator", qui véhicule une image ghetto/gangsta (ça me paraît pourtant super évident). L'association des deux sur un modèle classique du début des années 90, les Nike Air Max, modèle original, on est totalement dans le paradigme du grand classique réinventé, un peu girly (d'où le swoosh, la semelle et les lacets en rose fushia).
Où l'on voit que j'ai bien quelque chose à dire avec mes Air Max. Et où l'on voit qu'une paire de sneakers peut se vouloir un peu girly.
Grâce à ça, je peux continuer sur le style Lily Allen ou faire cours en B-Boyette (ou B-Girl, ou G-Girl, je sais pas trop) tout en ayant un vrai style assumé. Où l'on voit cependant que le brun passe mieux sur le site Nike ID qu'en vrai.
Pour finir, le site de Nike ID.
Et vous, vous cherchez à faire parler vos sneakers?
La prochaine fois, je parlerai de cul sur mon blog, et ce sera encore plus l'échec pour gagner des lecteurs.
*J'ai compris pourquoi les filles de blogs de fille mettent les pieds en dedans : tout simplement, cela permet de présenter la chaussure selon deux profils.Pas un, mais deux. Encore une victoire de canard.



