Chicas de Puta Madre

Sort of punky, electronica kind of grime kinda like new-wave grime, kind of maybe like more broken-beats like kind of dubbie broken beats but a little bit kinda a bit soulful like high drum n bassy but kinda more broken drum and bass blog...

27 septembre 2007

Virtual I.D.

Tiens aujourd'hui je vais te parler de "la hype".

Bon, en gros, Facebook. Je crois que c'est assez hype. En fait non, j'en ai fait l'expérience ce soir : ça l'est.

Ouais j'ai un compte Facebook (comme tout le monde), depuis 6 mois (comme tout le monde) et je donne dans la sociabilité superficielle (comme tout le monde aussi). Mais bon, depuis que j'ai vu que mon frère y avait créé un compte, je reprends espoir sur l'avenir de la chose. Et de fait, Facebook, c'est assez marrant sur certains plans, mais c'est pas pour parler de ça que me prend l'envie de poster, faut pas déconner, non plus. Sur d'autres aspects, c'est plus borderline, si vous me passez l'expression. Tiens, d'ailleurs, je m'octroie ce droit d'employer des termes ridicules à tort et à travers, je commence en disant "la hype" et en parlant de Facebook, alors à ce compte là... En fait c'est un site très discriminatoire.

Première étape, si tu tombes dans la facilité ultime et que tu te trouves trop drôle quand tu dis "Fesses Book", c'est mort pour toi, vieux.

Deuxième étape, c'est quand-même mieux si tu tâtes un mini-bout en anglais. Plus classe, quoi.

La suite. Facebook est "un site communautaire de sociabilité et de mise en réseau". Le but est donc que les gens se connaissent et se reconnaissent entre eux, d'établir des liens. En voici la sainte trinité : interpersonnel, interaction, biographisation.

Ca passe par le contact interpersonnel : tu ajoutes des gens comme "amis". D'où, dans la belle langue de Shakespeare :

  • to friend someone, v.t. ajouter qqn comme ami sur sa page Facebook. Exemple, en français : "mais lui, trop je veux pas le friender, nan mais t'as craqué, ou quoi? Au lycée je pouvais pas le blairer, je me rappelle même plus qui c'est, ce loser".

Eh ouais. C'est pour ça que je disais "la hype".
Bon. Tu friendes tes potes. Le summum, c'est quand tu as 160 potes et que tu décides d'isoler tes meilleurs potes dans l'affaire (les Top Friends) ou que tu exhibes la masse de gens qui t'aiment en les mettant en mosaïque ou en créant une toile autour de toi, illustrant l'étendue de ta personal web, si tu me passes toujours l'expression.

Au-delà de ça, l'idéal de sociabilité voulu par Facebook passe par certaines interactions : des groupes de discussions, parfois aux noms fort cocasses (personnellement, j'ai adhéré à "I check PerezHilton 88 times a day", "Last Action hero is one of the most underrated films ever" et "Hagelslag Appreciation Society").
Il y a aussi des applications, jeux et autres tests, d'un amusement variable, ce qui me permet un message personnel : NON JE VEUX PAS ETRE UN ZOMBIE, NON JE VEUX PAS ETRE UN VAMPIRE, NON JE VEUX PAS ETRE UN LOUP-GAROU ET NON JE VEUX PAS SAVOIR QUEL EST MON NOM DE STRIP-TEASEUSE.
Merci.

Enfin, dernière modalité de la sociabilisation, tu biographises.
Et c'est là que ça devient énorme. C'est la vraie magie du truc. Parce que, par exemple, sur Facebook, y a un stockage d'images illimité. Vachement plus pratique qu'un blog, pour ça.
Et bien sûr, tu peux restreindre, mais pour ce qui m'occupe, on s'en fout. Même si inutile de dire que si j'avais entendu parler de Facebook en décembre 2005, ce blog n'aurait jamais vu le jour. Bref.
En plus de mettre des photos, tu peux mettre un "tag" sur les gens présents. Le tag c'est dire que jimmy sur la photo est "Jimmy Lefranc", parce qu'il a un profil Facebook dont le lien est indiqué, que c'est ton pote, tu le connais, tu veux dire qui c'est. Ainsi :

  • to tag, v.i. action consistant à tracer l'identité d'une personne sur Facebook. Exemple (toujours en français) : "Tu as été taggée par François" (Jean-Claude VanDamme).
     

Grâce à cet outil merveilleux qu'est le tag, sur Facebook, tu crées ou tu nies une identité. Mettons une photo. Sur cette photo se trouvent 3 personnes : nyfah, Nitouche, et un pote de pote, t'as pas fait gaffe, il s'est mis sur la photo. Une fois la photo sur Facebook, tu tagges : Nyfah (photos), Nastie Nitouche (photos). Et c'est tout. De fait il y a 3 personnes, mais seules 2 mériteraient d'être citées. Ou comment nier une identité. Dans le même esprit, on trouve des photos de couples où seule une personne est taggée. On a envie de demander : "Mais ça par exemple, c'est qui l'autre?" "C'est personne". Déjà qu'une rupture c'est difficile et vécu comme la perte d'un proche... là, c'est-à-dire qu'on ne perd personne, la personne n'a jamais existé.

A l'inverse, à force d'entendre parler de gens par tes amis, de les croiser sur le web, etc., tu n'as que des idées de personnes, somme toute très désincarnées. Et par Facebook, tu découvres d'un coup l'identité par le visage, parfois par le vrai nom de tous ces blogueurs que tu as pu croiser, ou tu mets enfin un visage sur ces noms que tu entends à longueur de journée, les amis d'école de tes potes, les exs de ton mec, les amis d'enfance. Tu reconstitues un puzzle. OK, faut avoir un côté nerd voyeur pour aimer ça.

Facebook, c'est tes fantasmes de démiurges enfin assouvis si tu le souhaites. C'est terrifiant voire assez scandaleux, mais la facilité avec laquelle on peut nier quelqu'un, ou tenter de définir son rapport à un autre en 3 mots a quelque chose de fascinant. Et par ailleurs, ça me rappelle assez les cours de sport où on devait former des équipes. Il y avait toujours ceux qui étaient pris en dernier et qu'on faisait semblant de pas voir, des fois même qu'on voyait pas du tout (moi, j'étais prise après les asthmatiques).

Le pire, c'est que cet aspect du phénomène mis de côté, c'est une interface très pratique et très distrayante.

Allez, pour contrebalancer, la prochaine fois, je parlerai d'un comic book assez chouettos.
Salut.

Posté par Lil Virgo à 18:57 - Métablog - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2007

King of Fire

A ma gauche, Johnny Cash, the man in black, une des personnalités les plus austères du rock'nroll hall of fame (même si c'était par ailleurs un alcoolique notoire): il a quand même écrit une chanson sur la fidélité dans le mariage.
A ma droite, Elvis, the King, l'homme que l'on a rendu responsable des émois précoces de toutes les adolescentes des années 50. Celui dont le déhanché est entré dans l'histoire avant même le succès de Forrest Gump.

C'est marrant, je trouve pas vraiment d'accroche pour faire partager ça.
Je vais reprendre les termes de l'interprète, c'est plus simple...
Ce qu'on demande à un artiste pour entrer dans l'histoire, c'est de personnifier un courant culturel. Ce qu'on demande à un chanteur en 1959, c'est de personnifier le Rock'n Roll (ce que tente désespérément Johnny Halliday en France depuis environ 50 ans, malheureusement pour lui - et pour nous - sans succès). Mais le problème, lorsqu'on devient une icone, c'est d'être souvent imité, jamais égalé. On cherche la recette, les trucs en plus, quitte à sombrer dans la caricature. Et lorsque Johnny Cash s'amuse, avec succès, lui, à "imiter un chanteur de Rock qui imiterait Elvis", ce qu'il montre du doigt, c'est le point auquel le King en est venu à personnifier le Rock. Je crois qu'en fait, le message, c'est : be yourself, man.

Oh et puis merde, regardez, les amis, c'est marrant, c'est touchant, et ça met de bonne humeur.

A ma gauche, Johnny Cash chante Heartbreak Hotel, un des premiers succès du King.

A ma droite, Elvis chante Folsom Prison Blues et Walk the Line, les premiers succès de l'homme en noir.

Posté par Lil Virgo à 00:58 - Chic chicks - Commentaires [51] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 septembre 2007

Is this Hip Hop?

Putain, n'empêche, t'as vu tous les trucs qu'y a sur un mur?? C'est ouf. Sans mots, presque toute une histoire. C'est plusieurs histoires ramassées en quelques images et en quelques dédicaces.

krs1

KRS 1 est un MC vieux comme le Bronx. Le premier artiste hip hop décoré par la ville de New York, il a même un parc à son nom. Un de ceux qu'on peut qualifier d'Old School, sans trop y risquer sa chemise. Un mural qui lui rend hommage, somme toute, pourquoi pas.

 

Le nom n'est pas isolé. Le MC est associé à plusieurs symboles. Le soundsystem radiocassette (la musique), les bombes aérosol (le graff), le danseur (le break), les baskets (le style). Et puis t'as le peace and love, associé au slogan "Love, Unity and Having Fun", qui donne son contenu éthique de non-violence au mouvement. En fait, ça rejoint le discours originel du hip hop, qui se voulait beaucoup plus une éthique et un mode de vie style "paix sociale et non-violence", notamment à travers les figures d'Afrika Bambaataa et de KRS one (ouais, un état d'esprit en somme, un peu comme le fonk chez Alliance Ethnik... pardon, je m'égare).

Sous des dehors, "on rend hommage à un artiste, on est des nice people", en fait c'est tout un courant culturel qui est mis en valeur, mais en plus dans sa version un peu old school, ou du moins inscrite dans la temporalité avec le mec (KRS-one) et eux, les graffeurs, les Tats Cru, parce qu'ils sont sur la suite du mural. C'est un véritable récit du hip hop qui est fait ici, récit qui replace le mouvement dans sa durée (20 years etc., et le MC lui-même). En fait, ce mural, c'est un genre de définition. Car ce que le cadrage de la photo - artisanale - honte à l'artisan - mais bon, ça va pour cette fois - ne montre pas, c'est que juste en-dessous du soundsystem radiocassette est inscrit "THIS IS HIP HOP" en lettres orange.

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Donc voilà, je tenais à partager cette vision du hip hop car elle est en fort décalage avec l'idée reçue d'aujourd'hui, violente et agressive, qui circule dans les milieux qui "écoutent de tout sauf du rap", alors qu'il en existe des discours concurrents, dès les débuts du mouvement, back in the eighties. Et parce que les éléments éthiques du premier hip hop c'est un truc assez fort, dans la lignée des premiers mouvements revendicatifs politiques. L'idée qui germe à New York était précisément de déplacer la guerre des gangs dans un affrontement artistique.

Avouez que c'est pas Kamel Ouali qui ferait des mises en scène de cette tenue... Avouez aussi que vous êtes complètement trop trop fan des chandails rose et vert.

Ceci étant, le problème de ce discours, c'est qu'il s'agit d'un récit du hip hop, tel que revendiqué par KRS one, mais aussi par Afrika Bambaataa : le hip hop comme culture (Mcing, Djing, Breaking...), les origines jamaïcaines (la block party), la dimension politique (en gros paix sociale et progressisme). Mais au-delà de ce récit des origines, d'autres aspects ont été mis de côté, parmi lesquels les influences disco (je cite mon informateur: "mais où sont les combinaisons dorées moulax à la connotation super gay?) et punk (genre les Beastie Boys) du hip hop, et il est impressionnant de voir à quel point ce récit des origines est désormais celui qui reste.

Le deuxième souci vient des auteurs de la fresque. En effet, et toujours d'après mes sources, la paix soit avec eux, le Tats Cru appartiennent au Crew de Fat Joe (sans doute parce que Joe est un peu bas de poitrine, je vous ai dit que le hip hop c'était vachement visuel?), et se veulent moins engagés et plus violents. D'un coup, l'alliance du Tats Cru et de KRS one surprend. Ca permet toujours de comprendre tout le jeu de symboles,  genre ils mettent en scène autour du nom du gars SON discours à lui du hip hop, SON "this is hip hop". Quant à eux dans le mural, à part une revendication de durée et de newyorkité, les amis, j'vois pas...

 

Ceci étant, c'est peut-être cette même dimension consensuelle du hip hop qui permet à un mec comme 50 Cent de saluer la performance de Britney Spears aux Video Music Awards l'autre jour. Nan parce que sinon, je ne vois pas vraiment d'autre explication. Même Rihanna bitchait sur elle sans se planquer.

 

Hum, bref. Revenons aux auteurs du mural...

mural_kings
Allez, envoyez-vous en plein les mirettes, les cocos...

Posté par Lil Virgo à 18:17 - Chic chicks - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 septembre 2007

Reloaded

Nouveau design
Nouvelle année
Nouveau blog.

Des fois (souvent) j'ai peur que des gens qui me lisent quand j'écris du pas trop mal (ce qui m'est plus arrivé depuis février, en fait, je pense) se piquent de lire mes archives. Mon blog, je l'ai fait dans l'esprit "je parle de moi", au départ. L'objectif affiché, c'était "Une est loin au pérou, Nyfah et Nitouche sont seules à Paris, moi, à Buc je me déplace peu, on maintient du lien à distance, on cherche pas les lecteurs". En fait derrière, y avait du "je veux montrer à la face du monde qu'on a des personnalités décalées et rigolotes, qu'on est barrées, et qu'on se marre" (nombrilisme intrinsèque à la création d'un blog) pour que nico regrette de m'avoir larguée sans même chercher à savoir qui j'étais plutôt que qui il voulait que je sois. Ensuite, c'est devenu "je m'emmerde chez moi toute seule, j'en ai marre de fréquenter que des normaliens qui s'écoutent parler et qui sont dépressifs, au secours, j'en peux plus". Alors j'ai voulu faire du networking. Le blog de Nina, à l'époque, y avait un chat, et je parlais avec les gens, de tout, de rien, c'était juste de la compagnie, c'était bien. Du coup, ce que je mettais sur le blog c'était raconter mes journées, parce que clairement, j'avais personne avec qui le faire. C'était un truc d'isolement extrême. Ca a l'air pathétique, mais ça m'a empêché de vraiment déprimer sévère l'an dernier. Puis au gré des rencontres que j'ai fait, j'ai adapté la chose. A un moment, si j'étais attirée par un mec, qui lisait le blog, moi (j'étais stupide, ça va c'est bon) j'écrivais pour lui donner envie de m'appeler, alors là encore, je parlais énormément de moi. Donc pendant 1 an et demi ça a été de la sociabilisation, mon truc, et mes amis, poliment, me disaient rien. Mais c'était chiant. A vrai dire, je m'en bats l'oeil, c'était bas de gamme, mais j'ai vécu des choses que certains n'auront jamais l'humilité nécessaire d'aborder, j'ai connu pas mal de gens, tous très différents, et à terme, je trouve que je me suis même fait des amis plutôt intéressants qui sont une bouffée d'oxygène dans mon quotidien de normalienne en thèse. Mais voilà. Depuis 8 mois, j'aimerais que ça soit autre chose, mais à cause de cette casserole que je traîne, je peux pas. Alors du coup, mon blog c'était plus un espace de conversation avec Nyfah et Nitouche (et d'autres) et c'était vraiment l'outil de communication poussé à l'extrême. Je sais pas, je vais peut-être essayer, cette année.

Plusieurs mois qu'il m'insupporte. Quand je relis mes archives, j'ai honte, parce que c'est vide. Surtout au début.
A compter d'aujourd'hui, 3 choses resteront.
- choses lues/vues
- métablog quand nécessaire.
- mes vacances parce que merde.

Posté par Lil Virgo à 11:25 - Métablog - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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